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Blason et armoiries de Sélestat

Sélestat

Bas-Rhin

Alsace

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Sélestat

Monuments historiques et bâtiments protégés de Sélestat

Cimetière de juifs

Histoire : Le cimetière juif de Sélestat fut créé vers 1622 par les prévôts des juifs des communautés de Bergheim, Ribeauvillé et Dambach-la-Ville ; cette date est connue par des documents postérieurs établis au moment des agrandissements successifs en 1699, 1719, 1733 etc... ; la stèle la plus ancienne retrouvée est datée de 1666 et évoque la mémoire d'un rabbin Moïse de Dambach-la-Ville ; les limites du cimetière étaient marquées par des bornes portant les lettres hébraïques Bet Ain, pour Bet Olam, maison de l'Eternité ; une de ces bornes a été retrouvée ; le cimetière fut épargné par la Révolution ; il a été entouré d'un mur de clôture percé d'une porte monumentale au linteau sculpté de symboles funéraires ; une partie du cimetière, le mur de clôture et 33 stèles ont été protégés par les monuments historiques en 1992
Précisions : secteur du cimetière délimité par un plan, mur d'enceinte et 33 stèles

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 17e siècle

Cimetière juif

Histoire : Créé vers 1622, le cimetière est agrandi en 1699, puis au cours du 18e siècle. La stèle la plus ancienne est datée 1666. De nombreuses personnalités juives y sont enterrées au cours du 18e siècle.
Précisions : Partie historique du cimetière, avec son terrain d'assiette (cad. 13 203, 204) : classement par arrêté du 10 mai 1995
Adresse : rue du Cimetière-Israélite

Type : Monuments historiques
Epoque : 17e siècle ; 18e siècle
Eléments protégés : édifice funéraire ; enclos ; stèle

Collège, lycée Koeberle

Histoire : Collège dit gymnasium Wimpheling, achevé et inauguré en 1912 (la date portée sur le portail sud a été supprimée) ; durant la guerre de 1914 1918 il est transformé en hôpital militaire, en 1922 il devient le collège Schwilgue puis prend le nom du docteur Koeberle en 1925 ; un médaillon sculpté à l'effigie du docteur est l'oeuvre d'Albert Klein en 1928 ; de nombreux bâtiments ont été ajoutés au cours du 20e siècle ; la porte cochère d'origine a été remplacée par une porte moderne et les putti qui l'ornaient ont été déposés dans la cour
Adresse : boulevard Charlemagne

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Année de construction : 1912
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Commanderie d'hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem

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Commanderie d'hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem
Histoire : Commanderie fondée en 1265 à Sélestat ; la chapelle est bénie en 1268 par Albert le Grand et dédiée à saint Michel ; en 1399 la commanderie passe sous la protection de la commanderie de Strasbourg et devient un prieuré ; en 1407 construction d'une nouvelle église dédiée à saint Jean-Baptiste, l'ancienne chapelle Saint-Michel servant de choeur ; agrandissement du domaine dans les années suivantes ; une école avec internat est organisée par les prêtres résidant à la commanderie ; jusqu'en 1560 les prêtres logeaient dans une maison construite vers 1410, appelée Ritterhof (3 place du Vieux marché aux vins) ; en 1565 le commandeur de Strasbourg Jean Holl fit élever un nouveau bâtiment par l'architecte Michel Sindelin qui mourut pendant les travaux ; le bâtiment fut achevé en 1566 mais porte la date 1565 ; une porte dans un mur de clôture porte la date 1559 mais elle provient peut-être d'une campagne partielle ; en 1632 la commanderie est bombardée par les Suédois et gravement endommagée : la toiture du choeur est effondrée, le campanile détruit et à la fin de la guerre le magistrat de Sélestat fit détruire le choeur et les prêtres durent céder une partie de leur domaine pour permettre la construction de la nouvelle enceinte et le percement de la rue prolongeant la place du Vieux Marché aux Vins ; à l'intérieur de l'église, un jubé fut élevé pour séparer la nef d'un nouveau choeur factice ; nouveau maître autel en 1747 ; fermeture de l'église en 1792 et vente du domaine à des personnes privées ; en 1806 la ville achète l'ancienne commanderie pour y installer un collège secondaire : l'église est recoupée par un plancher pour l'aménagement des salles de classe ; le collège reste à la commanderie jusqu'en 1910 ; au 19e siècle deux tourelles d'angle et une coursière sont ajoutées sur l'élévation postérieure du bâtiment de 1565 et la toiture subit des remaniements ; l'église est détruite dans la 1ère moitié du 20e siècle ; en 1970 début des restaurations du bâtiment de 1565, qui abrite à partir de 1984 les services techniques de la ville et l'office de tourisme ; marques de tâcheron
Adresse : place du Vieux-Marché aux Vins

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 3e quart 13e siècle (détruit) ; 1er quart 15e siècle (détruit) ; 3e quart 16e siècle
Année de construction : 1559 ; 1565
Auteur(s) : Sindelin Michel (architecte)

Couvent de dominicaines de la Vierge, dit couvent des dominicaines de Sylo

Histoire : Première installation de soeurs de l'ordre des frères prêcheurs en 1245 ; en 1258 les dominicaines du couvent de Sylo près de Ribeauvillé se réfugient à Sélestat ; après un incendie qui détruit le couvent en 1263 un nouveau bâtiment est élevé de 1266 à 1275 et l'église est construite vers 1280 ; achèvement des travaux en 1286 ; les religieuses sont recrutées dans la petite noblesse locale ; elles vivent partiellement d'une exploitation agricole à l'est du couvent ; pendant la guerre de Trente Ans le couvent est occupé par les Suédois ; en 1650 restauration et construction d'étables et grange à l'est de l'enclos ; à la fin du 17e siècle le magistrat de Sélestat leur ordonne de céder une partie de leur terrain pour la construction de logements qui font cruellement défaut à cette époque : elles font construire des maisons le long de la rue de l'hôpital et sur la place du marché aux choux ; une nouvelle entrée est ménagée sur la rue de l'hôpital avec porte cochère en 1720, date de travaux de restauration de l'ensemble du couvent ; en 1750 nouveau mobilier dans l'église avec autels baroques, statues du Christ et de la Vierge douloureuse et orgues par Silbermann ; en 1792 le couvent est ferme, les religieuses sont obligées de le quitter, le mobilier est vendu aux enchères mais les autels et l'orgue ne trouvent pas d'acheteur ; en 1796 le couvent accueille des blessés militaires de l'hôpital du Fischerbach ; en 1801 ouverture d'une chapelle dans le bâtiment conventuel ; en 1807 l'hôpital devient propriétaire du couvent, avec aménagement de l'église : deux étages sont construits dans le choeur, par l'architecte de la ville Beck ; de 1828 à 1832 la nef est recoupée par un plafond pour la création de deux salles de malades militaires à l'étage ; en 1842 installation d'une chapelle au rez-de-chaussée de l'ancienne église avec création d'un couloir transversal et construction d'un escalier vers l'étage, d'après le projet de l'architecte de la ville Rivaud ; les travaux sont achevés en 1845 avec une nouvelle entrée directe depuis la rue ; en 1851 création d'un hôpital cantonal ; travaux en 1907 (couverture du ruisseau et agrandissement de la cuisine) , en 1913 construction d'un nouveau bâtiment au nord de l'enclos par Wagner, agent technique de la ville ; en 1927 surélévation d'un étage à l'ouest avec fronton sculpté par Victor Will aux armes de l'ancien hôpital du Fischerbach ; rénovation des bâtiments de l'hôpital en 1980
Adresse : rue de l'Hôpital

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 13e siècle ; 2e moitié 13e siècle ; 1er quart 18e siècle ; 1ère moitié 19e siècle
Auteur(s) : Beck (architecte)Rivaud (architecte)

Couvent de dominicains

Histoire : Le choeur de l'église fut édifié à partir de 1281, les stalles y furent installées des 1282, il était dédié aux saintes de l'ordre, Catherine d'Alexandrie et Marie-Madeleine, il ne fut consacré qu'en 1316, la nef et les bâtiments conventuels furent alors construits jusque vers 1350, en 1348, l'église fut solennellement bénie avec le cloître et le cimetière ; en 1496 adjonction d'une chapelle dédiée au rosaire ; au 18e siècle le mobilier de l'église fut renouvelé, les bâtiments conventuels furent remaniés et restaurés après l'incendie de 1718 qui les endommagea en partie ; le 10 mai 1791 la vie communautaire fut suspendue, les bâtiments servirent d'abord de logements et l'église fut utilisée pour les réunions patriotiques, en 1792 les bâtiments furent aménagés en hôpital militaire qui servit jusqu'en 1798, en 1804 les bâtiments conventuels furent rasés et remplacés en 1807 par une rue reliant la rue des juifs à la rue des clés, en 1814 l'église fut à son tour démolie
Adresse : rue des Prêcheurs ; rue des Clés

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 13e siècle ; 1ère moitié 14e siècle
Année de construction : 1496
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Couvent de franciscains Saint-Antoine

Histoire : Après la guerre de 1914 1918 les franciscains décident de s'installer à nouveau à Sélestat ; en 1920 ils achètent une maison rue de Scherwiller où ils installent une chapelle provisoire ; la construction d'une nouvelle église est décidée en 1924 et plusieurs projets réalisés par différents architectes ; c'est finalement le projet de Adolphe Molz, architecte strasbourgeois, qui est retenu ; l'église sera élevée en pierre artificielle dans un style néo-gothique ; fondations creusées en 1929, première pierre posée en Mars 1930, achèvement des travaux en 1931, consécration de l'église le 25 octobre 1931
Adresse : rue Saint Antoine

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 20e siècle
Année de construction : 1931
Auteur(s) : Molz Adolphe (architecte)

Couvent de franciscains, temple

Histoire : Couvent de franciscains fondé en 1280 ; le choeur d'une église dédiée à l'Immaculée Conception est construit à partir de 1281 ainsi qu'une sacristie voûtée ; construction de la nef et de bâtiments conventuels au début du 14e siècle ; déplacement de la porte provisoire du choeur dans le mur nord du bas-côté nord ; la chapelle latérale nord dédiée à la Vierge aurait été élevée vers 1330 ; vers 1430 construction d'une flèche en pierre ajourée sur le clocher juxtaposé au mur nord du choeur ; en 1522 une chapelle est élevée contre le bas-côté nord pour abriter trois monuments funéraires des frères de Rathsamhausen ; la chapelle sera détruite au 17e siècle et les monuments transférés à l'hôtel de ville puis au musée ; en 1525 fermeture du couvent ; il est rendu par la ville aux récollets en 1619 qui l'occuperont jusqu'à la Révolution ; restauration importante de l'église au 18e siècle ; en 1791 fermeture du couvent qui est acheté par la ville en 1810 ; il sert de magasin de fourrage à l'armée ; en 1876 les protestants demandent à la ville de leur attribuer l'église pour y installer un temple ; la nef en très mauvais état est détruite en 1878 ainsi que la sacristie, le choeur restauré par l'architecte communal Jean-Jacques Stamm qui reconstruit la façade ouest ; inauguration du temple en 1881 ; installation d'un mobilier néo-gothique par Théophile Klem de Colmar ; tympan ouest sculpté en 1979 par Martine Lutz de Colmar ; campanile ajouré restauré en 1978
Adresse : place du Marché aux Pots

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 13e siècle ; 1er quart 14e siècle (détruit) ; 4e quart 19e siècle
Auteur(s) : Stamm Jean-Jacques Alexandre (architecte communal)

Croix Monumentales

Histoire : Dates portées : 1864, 1882, 1897, 1840, 1816, 1931, 1930, 1928

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 19e siècle ; 20e siècle
Auteur(s) : Gachon P. (sculpteur)Sichler Germain (sculpteur)Rudloff (sculpteur)Hugel Lucien (sculpteur)Hubert (sculpteur)

Ecole Primaire dite Ecole Centrale

Histoire : Ecole primaire élevée en 1885 à l'emplacement du bâtiment conventuel des récollets ; à l'angle nord-ouest armoiries de Sélestat sculptées par Germain Sichler sculpteur à Sélestat et date 1885
Adresse : rue de la Jauge ; rue de Verdun

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 19e siècle
Année de construction : 1885
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Ecole de Jésuites

Histoire : Les jésuites, installés à Sélestat depuis 1615, ouvrent une école en 1621 en demandant un terrain de construction au magistrat qui tente de résister malgré l'insistance de l'archiduc Léopold, protecteur des jésuites ; en 1623 le magistrat achète deux maisons et fait détruire la chapelle Saint-Jean-Baptiste pour aménager une cour sur son emplacement ; un bâtiment d'école est construit en 1687 ; en 1731, les jésuites voudraient construire une école plus vaste et demandent l'autorisation à l'intendant qui refuse ; en 1737 une nouvelle demande est acceptée ; un projet et un devis sont dressés par l'architecte communal Jean Martin Diringer, il est revu en 1740 et la construction est entreprise en 1742 après que l'inspecteur principal des ponts et chaussées, M. François, ait examiné le projet et revu le devis ; les travaux de maçonnerie, de plâtrage et de couverture sont confiés à l'entrepreneur Gallay de Strasbourg ; les travaux se poursuivent de 1742 à 1745 : l'école est inaugurée le 28 juillet 1745 ; elle comprend 3 salles de classe au rez-de-chaussée, 4 salles à l'étage et une salle de théâtre au 2e étage ; le fronton de l'élévation intérieure présente un tympan avec des pierres d'attente pour un décor sculpté ; l'école est fermée en 1765 lors du départ des jésuites ; le bâtiment abrite le tribunal de 1791 à 1799 1800 (an 8) , puis le collège communal de 1803 à 1806 et de nouveau le tribunal de 1806 à 1870 ; de 1872 à 1921 il abrite l'école normale d'institutrices, puis la cité administrative ; actuellement y sont logés les bureaux de l'A.N.P.E. et de la perception ; la distribution intérieure a été complètement transformée, il ne reste que la cage d'escalier du 18e siècle : d'après Alexandre Dorlan, la rampe en fer forgé serait signée par le ferronnier Michel Schultz et datée de 1743 ; un campanile avait été ajouté sur le toit au 19e siècle et a été supprimé au 20e siècle
Adresse : 16 b place du Marché aux Choux

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 18e siècle
Auteur(s) : Diringer Jean Martin (architecte communal)

Eglise Paroissiale Notre-Dame-de-la-Paix

Adresse : avenue Louis Pasteur

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 3e quart 20e siècle
Année de construction : 1960
Auteur(s) : Cardosi (architecte)

Eglise Sainte-Foy

Eglise Sainte-Foy
Eglise Sainte-Foy
Histoire : Cette église a subi des dommages de guerre.
Précisions : Eglise Sainte-Foy : classement par liste de 1862
Adresse : place du Marché-Vert

Type : Monuments historiques
Epoque : 2e moitié 11e siècle ; 19e siècle
Année de construction : 1094
Auteur(s) : Winkler (architecte)

Eglise paroissiale Sainte-Foy, ancien prieuré de bénédictins, collège de Jésuites

Eglise paroissiale Sainte-Foy, ancien prieuré de bénédictins, collège de Jésuites
Eglise paroissiale Sainte-Foy, ancien prieuré de bénédictins, collège de Jésuites
Histoire : Eglise primitive, dédiée au Saint-Sépulcre, construite vers 1087, vestiges en sous-sol, remplois sculptés ; prieuré de bénédictins fondé en 1094 dépendant de l'abbaye de Conques, église actuelle dédiée à sainte Foy, reconstruite dans la 2e moitié du 12e siècle, probablement entre 1160 et 1180 ; en 1615 église et prieuré sont affectés aux jésuites, qui surhaussent la tour nord, ajoutent en 1616 1617 des tribunes réalisées par le sculpteur Stéphane Exstel, en 1742 1745 une école, et remplacent les bâtiments du prieuré en 1688 et de 1753 à 1757, c'est le frère Jean Anderjoch, menuisier qui fut chargé de la reconstruction, il utilisa où s'inspira, peut-être, des plans de l'architecte Gallay ; après le départ des jésuites en 1765, les bâtiments furent cédés à la ville pour loger les officiers, en 1769 ils furent complétés, d'après les plans de l'architecte Gouget, par de nouveaux bâtiments appelés le pavillon ; après 1874 les bâtiments furent affectés à l'enseignement et à la cure ; en 1882 l'extrémité nord de l'aile ouest fut détruite, entre 1889 et 1893 l'église fut restaurée par l'architecte Charles Winkler : la tour nord fut rabaissée, la tour sud reçut 1 niveau supplémentaire, adjonction de flèches rhomboïdales et pignon néo-roman, dans la nef suppression des tribunes, nouveau toit sur le vaisseau central et sur les bas-côtés, adjonction de sculptures néo-romanes à l'intérieur et à l'extérieur par Emile Sichler et P. Gachon, remplacement et déplacement au musée de Sélestat, de chapiteaux des tours et des 2 lions du porche
Adresse : place du Marché Vert

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 11e siècle (détruit) ; 2e moitié 12e siècle ; 18e siècle
Auteur(s) : Exstel Stéphane (sculpteur)Anderjoch (menuisier, maître de l'oeuvre)Gouget (architecte)Winkler Charles (architecte)Sichler Emile (sculpteur)Gachon P. (sculpteur)

Eglise paroissiale de la Vierge, de Saint-Georges

Eglise paroissiale de la Vierge, de Saint-Georges
Eglise paroissiale de la Vierge, de Saint-Georges
Histoire : L'église paroissiale a d'abord été une chapelle baptismale citée au 8e siècle à l'intérieur du palais impérial édifié sous Charlemagne qui y passa le Noël de l'année 775 ; une rotonde a été partiellement dégagée lors de travaux effectués dans la crypte en 1876 et en 1902 ; l'église fut d'abord dédiée à la Vierge et saint Georges n'est attesté comme patron de l'église qu'en 1500 ; l'église paroissiale fut élevée à partir des années 1220 et sa construction se poursuivit de façon ininterrompue jusqu'au début du 15e siècle ; les bas-côtés de la nef datent de la première campagne de construction avec à l'extérieur un portail en plein-cintre à colonnettes ; un autre portail de cette campagne a été remployé dans le mur nord du massif antérieur ; puis le premier choeur avec deux absidioles et le transept ont été élevés vers 1230 ; les absidioles présentent dans leurs élévations intérieures un parti champenois comprenant une coursière au-dessus des arcades du 1er niveau traversant des contreforts intérieurs ; sur le mur nord du transept une porte à été percée au 15e siècle portant un décor sculpté de baguettes à l'extérieur et le voile de Véronique à l'intérieur ; la nef fut élevée à partir de 1235 adoptant un parti bourguignon dans ses élévations et ses voûtes sexpartites ; au début du 14e siècle on éleva le massif occidental qui présente la façade la plus ornée au sud et on commença la construction de la tour occidentale, qui fut interrompue au cours de ce siècle ; à la fin du 14e siècle un nouveau choeur fut entrepris après la démolition de l'abside principale ; trois architectes ont participé à cette oeuvre : le 1er est Jean Obrecht, bourgmestre en 1401, le 2e est Matthis, entre 1400 et 1410, le 3e Erhart Kindelin, le plus célèbre qui a sans doute réalisé les 3 baies du chevet entre 1415 et 1422 ; la construction du clocher s'est poursuivie au cours du 15e siècle ; un jubé fut élevé en 1489 1490 par Conrad Sifer, il a été détruit à la Révolution ; un escalier montant au comble de Lanef porte la date 1615, le nom de Stéphane Exstel et sa marque de tâcheron ; de nombreuses marques de tâcheron ont été relevées sur tout l'édifice ; importants travaux de restauration de 1847 à 1865 sous la direction de Ringeisen (réaménagement du choeur et tour de croisée) et de 1922 à 1924
Adresse : place Saint Georges

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 8e siècle (?) ; 13e siècle ; 14e siècle ; 1er quart 15e siècle
Année de construction : 1615
Auteur(s) : Obrecht Jean (architecte)Matthis (architecte)Kindelin Erhart (architecte)Exstel Stéphane (sculpteur)

Etablissement de Bains

Histoire : Etablissement de bains construit en 1928 d'après le projet de l'architecte strasbourgeois Lucien Cromback ; la décoration sculptée est l'oeuvre de Albert Klein sculpteur strasbourgeois et des vitraux ornant les baies du hall sont de Rubert de Sélestat ; actuellement le bâtiment ne sert plus de piscine, mais abrite des bureaux administratifs communaux : la distribution intérieure a été complètement remaniée
Adresse : rue Paul Déroulède

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 20e siècle
Année de construction : 1928
Auteur(s) : Cromback Lucien (architecte)

Ferme

Histoire : L'édifice actuel est forme de 3 corps de bâtiments : le 1er corps de logis, à pignon sur la rue Dorlan, est certainement un peu plus ancien que le 2e corps de logis qui le prolonge dans la rue des oies et qui est daté 2 fois de 1568, sur la porte de la cave et sur une fenêtre, et 1 fois de 1569, au-dessus d'une fenêtre, le corps de passage accolé au 1er corps de logis, en retrait sur la rue Dorlan, date probablement aussi du 16e siècle ; la plupart des baies de l'élévation à pignon sur la rue Dorlan ont été refaites ; les corbeaux en grès de la porte charretière sont sculptés de têtes d'hommes
Adresse : 4 rue Dorlan

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 3e quart 16e siècle
Année de construction : 1568 ; 1569
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Ferme

Histoire : Ferme dont le logis présente un pan de bois du 16e ou du 17e siècle ; le rez-de-chaussée sur la rue est caché par une terrasse du 20e siècle
Adresse : 33 rue Bornert

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 16e siècle, 17e siècle (?)
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Ferme de jésuites

Histoire : Le lieu-dit porte le nom de la famille Snell ou Schnell dont un membre fut prévôt à Sélestat au 13e siècle : ils y avaient peut-être un château dont il subsiste une motte dans la propriété actuelle, entourée d'un fossé ; au 15e siècle la propriété est aux Rathsamhausen et en 1501 elle passe à l'évêque de Strasbourg ; à cette époque c'est un Burgstall, château en ruine ; en 1618 il en fait don aux jésuites récemment installés à Sélestat ; deux cartes de la fin du 17e siècle montrent une enceinte avec bastions (?) protégeant plusieurs bâtiments ; les jésuites construisent une chapelle à l'emplacement d'une chapelle en ruine en 1683 et sans doute dans la première moitié du 18e siècle une ferme avec logis et dépendances à côté de la motte féodale ; après le départ des jésuites le Sschnellenbuhl revient à l'évêque de Strasbourg ; à la Révolution le domaine est vendu à des particuliers ; aujourd'hui la chapelle et la maison voisine reconstruite au 20e siècle appartiennent à une personne, la ferme et la motte appartiennent à une autre famille

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1ère moitié 18e siècle (?)
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Fortification d'Agglomération

Histoire : Sélestat, élevé au rang de ville avant 1217, fût fortifié sous le règne de Frédéric II, sous la direction du bailli Woelfelin ; cette première enceinte fut terminée vers 1230 : elle englobait l'église paroissiale et le prieuré Sainte-Foy ; cette enceinte fut agrandie vers 1280 pour englober les nouveaux couvents des ordres mineurs, dominicaines de Sylo, franciscains et hospitaliers ; elle comprend quatre portes, dont deux existaient déjà en 1230 ; cette deuxième enceinte fut renforcée par un second mur sur le même tracé, de 1397 à 1425 ; une quatrième enceinte fut élevée de 1505 à 1559, englobant le faubourg sud, sous la direction de l'architecte Jean Uhlberger ; la tour neuve fut remaniée en 1614 : elle porte 3 panneaux commémoratifs avec la date 1614 et des marques de tâcheron, dont l'une pourrait être celle du sculpteur Jérôme Kruch, auteur de la chaire de l'église Saint-Georges ; en 1632 la ville fut assiégée par les troupes suédoises qui la prirent et firent abattre une partie des murs ; Sélestat fut occupée par les Français en 1634, Louis XIV décida de supprimer son enceinte en 1673 ; mais en 1675 le prince de Condé qui s'est installé à Sélestat après sa victoire sur les Impériaux arrive à convaincre Louvois qu'il faut à nouveau fortifier Sélestat ; le projet fut confié à Jacques Tarade, ancien élève de Vauban ; le gros-oeuvre des travaux commencés en 1675 fut achevé 5 mois après ; en 1678 Vauban, devenu commissaire général des fortifications modifia les plans primitifs et supervisa les travaux qui furent achevés en 1691 ; la ville subit victorieusement deux sièges en 1814 et 1815, mais en 1870 elle ne résista pas à l'attaque allemande et se rendit le 24 octobre 1870 ; en 1874 le démantèlement de la forteresse fut décidé et exécuté les années suivantes ; il ne reste actuellement des murs d'enceinte successifs qu'une porte du 13e siècle, dite la tour des sorcières, une porte de 1280 dite la tour neuve, deux tours englobées dans des maisons, rue de la Jauge et place du vieux port, la porte de Strasbourg de 1675 et deux bastions encadrant une courtine au sud de la ville
Précisions : reste des remparts inscrit en 1947 ; porte de Strasbourg inscrite en 1934 ; tour des sorcières et tour dite tour neuve inscrites en 1929

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 13e siècle ; 4e quart 13e siècle ; limite 14e siècle 15e siècle ; 16e siècle ; 4e quart 17
Année de construction : 1614
Auteur(s) : Uhlberger Jean (architecte)Tarade Jacques (architecte)Vauban Sébastien Le Prestre de, marquis (ingénieur militaire)


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