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Blason et armoiries de Pézenas

Pézenas

Hérault

Languedoc-Roussillon

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Pézenas

Monuments historiques et bâtiments protégés de Pézenas

Maison de Jacques Coeur

maison de Jacques Coeur
maison de Jacques Coeur
Histoire : La présence à Pézenas et à Montagnac de Jacques Coeur, attiré ici après son installation à Montpellier en 1442, par la richesse des foires annuelles, lieu privilégié de spéculation pour les marchands montpelliérains, est avant tout un témoignage de l'éminence du rôle économique de Pézenas dans le royaume de France. La demeure, construite pour le facteur du négociant et qui servait aussi d'entrepôt de marchandises, a été très remaniée depuis le 15e siècle et la façade sur la rue en porte témoignage avec les vestiges de sa porte du 17e siècle, les grandes baies à arc en segment du 18e siècle et les percées du 19e siècle. Un culot portant les armes de Jacques Coeur, est conservé aujourd'hui dans une collection privée. L'immeuble qui communiquait par un passage couvert jeté au dessus de la rue avec une autre partie de la maison, appartenait en 1584 à Vidal de Plantade, capitaine-chatelain de Pézenas, puis passera au début du 17e siècle à Pierre d'Alboy, secrétaire de la chambre du roi et du duc de Ventadour, à l'occasion de son mariage avec Diane de Plantade.
Adresse : 7 rue Emile-Zola

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 15e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Maison de Jean de Boussannelle

Histoire : On peut attribuer la construction de cette demeure, très caractéristique de la maison bourgeoise piscénoise du milieu du 17e siècle, à Jean de Boussannelle, écuyer et maître d'hôtel du Duc d'Amville. Jadis située au fond de la rue non passant de l'Escole Vielhe, avant l'ouverture de l'actuelle rue Albert-Paul-Alliès, elle prenait son entrée sur la descente du château (rue Béranger) où se voit encore l'échauguette en encorbellement renfermant l'escalier en vis qui, conduisait au réduit terminal de la cage.
Adresse : 2 rue Béranger ; 5 rue Albert-Paul-Alliès

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 17e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Maison des Pauvres

maison des Pauvres
maison des Pauvres
Histoire : L'immeuble actuel, reconstruit dans le courant du dernier tiers du 18e siècle (sans doute après son achat le 24 février 1771 par Rose de Pons au négociant Jacques Fabre), est établi sur l'emplacement d'une vaste demeure médiévale, antérieure au XVe siècle, dont il subsiste sur la rue la trace de l'arc de tête de la porte et, sur la cour, celle d'arcs appartenant peut-être à une galerie disparue.
Précisions : façade sur rue et sur la première cour ; toitures correpondantes ; cage d'escalier et ferronneries.
Adresse : 12 rue Alfred-Sabatier

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 18e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Maison des commandeurs

maison des commandeurs
maison des commandeurs
Histoire : Le caractère imposant et presque militaire de l'édifice est à l'origine de l'appellation de "maison des commandeurs" qui lui a été attribuée sans preuve par l'érudition du début du siècle. En réalité, le véritable constructeur de cette demeure aristocratique du premier tiers du XVIIe siècle est encore inconnu.
Précisions : façade ; porte et heurtoir
Adresse : 3 rue des Chevaliers-de Saint-Jean

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1ère moitié 17e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Maison dite jardin de Grasset

maison dite jardin de Grasset
maison dite jardin de Grasset
Histoire : Le jardin de Grasset possède un pavillon d'agrément dont le décor est daté du 18e s. Il fut la demeure champêtre du capitaine-châtelain de la ville.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 18e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Maison dite sacristie des Pénitents Blancs

maison dite sacristie des Pénitents Blancs
maison dite sacristie des Pénitents Blancs
Histoire : La situation de l'immeuble, contigu au XVIIe siècle à la chapelle des pénitents blancs, lui a fait donner le nom de sacristie des Pénitents Blancs. II s'agit en réalité d'une demeure de la fin de la période médiévale.
Précisions : vestibule d'accès avec ses voûtes ; façades sur cour et escalier à vis
Adresse : 2 rue des Chevaliers-de Saint-Jean

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e moitié 15e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Maison du barbier Gély

Histoire : Cette maison et la boutique située à gauche de la porte d'entrée passent pour avoir appartenu au barbier Guillaume Gély, ami de Molière.
Adresse : 1 place Gambetta

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 17e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Moulin de Conas

moulin de Conas
moulin de Conas
Histoire : Le moulin actuel a sans doute remplacé au 16e siècle un ou plusieurs moulins de bois établis sur l'Hérault. La construction actuelle paraît être le résultat de trois campagnes : au 16e siècle pourrait appartenir la partie inférieure de la bâtisse, les parties hautes pouvant être attribuées au siècle suivant. Enfin, le corps de bâtiment sud a été mis en place en 1728.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 16e siècle; 17e siècle; 18e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Promenade du Quay

Histoire : En 1627, sous l'impulsion du gouverneur Henri II de Montmorency, débute "pour l'ornement et la propreté de la ville" la construction d'une promenade surélevée, le Quay. Ce monument marque la fusion entre les deux espaces urbains (la ville médiévale et la ville moderne), déjà amorcée au milieu du 14e s. par le transfert du marché hors les murs. A partir de 1650, de nouveaux hôtels et maisons sont construits ou réaménagés le long des voies bordant la promenade, la grande et la petite rue des Mûriers. Le Quay est détruit en 1883 et remplacé par le cours Molière, principale artère de la ville au 19e s., plantée de marronniers, devenue cours Jean-Jaurès. Il n'en subsiste aujourd'hui que quelques photographies anciennes et deux mascarons de fontaines conservés au musée de Vulliod-Saint-Germain.
Adresse : cours Jean-Jaurès

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1ère moitié 17e siècle
Année de construction : 1627
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Présentation de la commune de Pézenas

présentation de la commune de Pézenas
présentation de la commune de Pézenas
Histoire : L'inventaire ne porte que sur le territoire de la commune de Pézenas : ville et écarts. L'architecture du 20e siècle n'a pas été prise en compte. En 990 (mention dans le testament de Guillaume, vicomte de Béziers et Agde), un premier noyau d'habitation semble construit autour de l'église Saint-Pierre mais il sera rapidement délaissé au profit d'un emplacement mieux protégé. Le château est élevé dans le courant du 11e siècle, et entre 1131 et 1140, est implantée la commanderie du Temple, pouvant également servir de défense à l'agglomération encore dépourvue d'enceinte fortifiée. A partir de 1262, Pézenas, achetée par Louis IX, devient ville royale et le châtelain représente désormais le souverain. L'octroi de foires générales, premier geste de la protection royale, est à l'origine de la richesse de la ville. La première moitié du 13e s. voit l'émergence du consulat. Avec la construction de l'enceinte (1290 : 1e mention du fossé) et le transfert de la paroisse intra muros, la ville médiévale est constituée. Le 28 mars 1420, le futur Charles VII accorde le droit d'établir un grenier à sel. En 1456 a lieu la première session des Etats généraux, garants de l'autonomie de la province et donnant à Pézenas un puissant rôle politique, confirmé par la nomination en 1526 d'Anne de Montmorency-Damville comme gouverneur de Languedoc. En 1553, un nouveau marché, la " halle couverte ", est établi hors les murs, à proximité de la porte Saint-Blaise. A partir de ce moment, l'urbanisation des faubourgs marque la volonté d'expansion de la ville achevée par la construction d'une nouvelle enceinte entre 1597 et 1611. De nouveaux ordres religieux et des confréries nouvelles bâtissent leurs églises dans l'espace ainsi protégé. En 1627, une promenade surélevée, le Quay, est construite. En 1629, Richelieu promulgue l'édit des Elus qui retirait aux Etats la répartition et la levée des impôts, grave atteinte à l'autonomie politique de la province. Henri II de Montmorency, qui avait soutenu la révolte, sera décapité à Toulouse, le 16 octobre 1632. En 1651, le comté de Pézenas échoit à Armand de Bourbon, prince de Conti, nommé gouverneur de Languedoc en 1660 et qui s'installe à la Grange des Près où il accueillera Molière et sa troupe. Au 18e siècle, le rôle de Pézenas comme capitale régionale se prolonge désormais par sa conversion réussie en centre économique. La ville voit s'élever de nombreuses constructions édilitaires, dont l'église collégiale Saint-Jean et l'avant-corps de la maison consulaire. Au 19e siècle, l'extension de Pézenas s'achève par l'implantation en 1863 de la gare du Midi, le prolongement de la perspective du Quay et les travaux de rénovation du théâtre. Le 21 juin 1965, est créé un secteur sauvegardé, recouvrant la totalité de la ville ancienne et la majeure partie de la ville moderne.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 12e siècle; 13e siècle; 14e siècle; 15e siècle; 16e siècle; 17e siècle; 18e siècle; 19e siècle

écart de Conas

écart de Conas
écart de Conas
Histoire : Ancien vicus gallo-romain, le village de Conas, mentionné pour la première fois dans les textes en 1100, relevait à la fois du diocèse d'Agde et du comté de Béziers. Etabli dans un site avantageux, le long de la voie reliant Agde à Pézenas et à proximité immédiate d'une boucle de l'Hérault favorisant, en cette riche plaine alluvionnaire, la création de moulins, il apparaît dès 1140 comme un village déjà constitué, avec son enceinte fortifiée (reconstruite en 1367) et son église paroissiale dédiée à Saint Martin. Le four, dont les habitants ont la possession immémoriale est cité en 1381 seulement. En 1446, la population de Conas est réduite à quatre familles et les habitants, ne pouvant subvenir à sa garde et au paiement des tailles et charges, signent avec la communauté de Pézenas une transaction aux termes de laquelle ils consentent à la réunion de leur terroir à celui de Pézenas.
Adresse : 13 chemin Départemental

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 12e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

église Saint-Martin de Conas

église Saint-Martin de Conas
église Saint-Martin de Conas
Histoire : L'édifice est situé hors les murs du hameau. En 1133, le cartulaire d'Agde mentionne l'église Saint-Martin comme possession de cet évêché. L'installation, en 1450, de la famille de Lauzières au château de Conas place la reconstruction de l'église au cours de la seconde moitié du 15e siècle. Toutefois, l'église restera à l'usage de la paroisse et ne saurait être confondue avec la chapelle des seigneurs de Conas, située dans le château voisin.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e moitié 15e siècle; 16e siècle; 18e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

église Sainte-Ursule

église Sainte-Ursule
église Sainte-Ursule
Histoire : C'est dans l'hôtel de Paulhan acquis par elles en 1665 que s'installent l'année suivante les ursulines appelées de Marseille à Pézenas en 1610. Il ne subsiste de la demeure primitive (1616) où furent logé Louis XIII en 1622 et, en 1660, la reine Anne d'Autriche, que les salles basses et la porte. Après la transformation du couvent en hôpital à la Révolution, la communauté se reconstitue en 1832, route de Castelnau. L'église, bâti en 1686 par le maître-maçon Antoine Carrier à l'emplacement de plusieurs bâtiments acquis la même année, est devenue paroissiale après le concordat. Deux ans après sa construction, les religieuses font appel à un sculpteur de Béziers, Jacques Thomas. Le retable est le seul exemple conservé à Pézenas des nombreux meubles de ce type : tous ont disparu à l'exception de celui-ci épargné par l'effondrement de la voûte de l'église, en 1963.
Adresse : rue Henri-Reboul

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 17e siècle
Auteur(s) : Carrier Antoine (maître maçon)Thomas Jacques (sculpteur)

église de Saint-Jean-de-Bébian

église de Saint-Jean-de-Bébian
église de Saint-Jean-de-Bébian
Histoire : L'église Saint-Jean est un modeste édifice roman, siège, jusqu'à la Révolution, d'une paroisse rurale desservant les nombreux domaines situés aux alentours et d'une dîmerie dépendant du diocèse de Béziers.
Adresse : chemin Haut des Eglises

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 12e siècle ; 17e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

église des Pénitents noirs ; théâtre

église des Pénitents noirs ; théâtre
église des Pénitents noirs ; théâtre
Histoire : Fondée, selon Poncet, à l'imitation des pénitents blancs par un grand nombre de notables de Pézenas, le 1er juin 1589 dans la chapelle de l'hôpital Saint-Jacques, la compagnie des pénitents noirs est agréée en 1605 par Paul V et approuvée par l'évêque d'Agde en 1635. C'est sans doute à partir de cette dernière date que fut construite l'église, superbe et richement ornée. L'aménagement de l'église en salle de spectacle au début du 19e siècle a altéré la structure interne initiale et il ne subsiste de l'édifice primitif que l'enveloppe générale des murs, la façade principale, la plus grande partie du voûtement de la nef et la sacristie. Le plan affectait la forme d'un rectangle allongé terminé à l'est par un chevet plat fortement dévié vers le sud. La nef, couverte d'une fausse voûte d'ogives, était divisée en cinq travées. La sacristie voûtée d'arêtes, établie au sud du choeur, servira plus tard de foyer des artistes, dont les loges abscures étaient situées sous le plateau. C'est au début du 19e siècle que la ville devait être dotée du théâtre qui lui faisait encore défaut. Le 16 avril 1803, quelques habitants fortunés, groupés en société, firent l'acquisition de l'église vendue comme bien national à la Révolution, et transformèrent l'année suivante l'édifice en salle de spectacle. L'édifice présentait tous les caractères des théâtres français de la fin du 18e siècle : sur le vestibule voûté d'arêtes, au-dessus duquel était établie une salle de concert, s'ouvrait le café, le bureau de distribution et la salle des pas-perdus donnant accès au parterre, aux baignoires et aux deux niveaux de galeries. Ce théâtre, qui pouvait accueillir cinq-cents spectateurs environ, répondait au besoin réel des habitants en matière de spectacle, de musique et surtout de bel canto. En 1855, la ville en décide l'achat, réalisé deux ans plus tard. En 1884, A. Saunière, le nouvel architecte de la Ville, procède à des travaux plus importants. De 1899 à 1901, l'architecte Paul Jeanbon entreprend une dernière campagne de travaux.
Adresse : rue Henri-Reboul

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e moitié 16e siècle; 19e siècle
Auteur(s) : Saunière A. (architecte)Jeanbon Paul (architecte)


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