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Blason et armoiries de Noyers

Noyers

Yonne

Bourgogne

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Noyers

Monuments historiques et bâtiments protégés de Noyers

Ancien hospice Saint-André, actuellement maison

Histoire : En 1852, Madame Poulin lègue à l'hospice trois maisons contiguës de la fin du 16e ou du début du 17e siècle (celle du centre étant en ruine) , à condition que l'établissement y soit transféré et porte le nom d'hospice Saint-André (A. D. Yonne série O, 1854) . Les anciennes maisons furent en partie détruites (certains vestiges comme la cave, les pilastres de la façade sont toujours visibles) puis reconstruites de 1854 à 1855 par Auguste Hardy. De 1889 à 1891fut reconstruit un pavillon annexe, situé à gauche de l'hospice, par Victor Céleste, entrepreneur à Sennecey-sur-Yonne, sur les plans de A. Charpentier, architecte de la ville de Tonnerre ; des travaux complémentaires furent entrepris et terminés vers 1908. La plaque de fondation de l'ancien hospice, situé rue Venoise, fut transférée dans l'hospice Saint-André, en ajoutant à l'inscription : "15 octobre 1855, en faisant transférer cette pierre de la maison bâtie par Mr de Selles dans la maison donnée par Mme Elisabeth Boyer Vve Poulin, l'administration de l'hospice au nom de la ville de Noyers reconnaissante du nouveau bienfait, a voulu que le souvenir de l'ancien fût conservé". L'hospice Saint-André fonctionnera dans ces bâtiments jusqu'en 1984.
Adresse : Petite Rue

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : limite 16e siècle 17e siècle ; 2e moitié 19e siècle
Auteur(s) : Hardy Auguste (architecte)Céleste Victor (entrepreneur)

Ancien hospice Saint-Nicolas dit Hôtel-Dieu Saint-Nicolas du Bourg

Histoire : En 1649, Pierre Deselles, sieur de Clavisy et prêtre à Noyers décida, pour remercier Dieu de l'avoir sauvé de la noyade, de créer une maison pour recueillir des pauvres ; la plaque de fondation de cet hospice est conservée dans l'ancien hospice Saint-André (réf. IA89000096) . Il la fit construire sur un emplacement où se trouvaient des maisons et des ruines de la muraille de la ville et d'une vieille chapelle. En 1650, il annonça la fondation de l'Hôtel-Dieu Saint-Nicolas et le versement d'une rente pour subvenir à la nourriture des pauvres. Il fit bâtir un bâtiment consistant en un cellier, " 2 chambres haute et basse et grenier dessus icelle " et derrière une petite chapelle ouvrant par une arcade sur la chambre basse, et dans l'enclos une chambre pour un prêtre. L'évêque de Langres, Sébastien Zamet, lui permit le 1er juin 1651, de célébrer la Sainte messe dans la chapelle. En 1667, la veuve de son frère François confie la direction de l'Hôtel-Dieu à Pierre Piault, qui achète la métairie de Clavisy en 1701 et complète cette fondation. En 1703, à sa mort, il lègue l'Hôtel-Dieu et la métairie aux Pères de la Doctrine chrétienne qui refusent. Son frère Claude se nomme directeur de l'Hôtel-Dieu au nom de son fils Pierre, héritier. En 1740, les bâtiments n'hébergeaient plus que quatre pauvres ; Pierre Piault quitta alors ses fonctions de directeur et fut condamné à régler 6 000 livres et à réparer les bâtiments ; cette sentence étant restée lettre morte, l'hospice devint inhabitable après 1750. L'édifice a été remanié aux 18e, 19e et 20e siècles.
Adresse : rue de Venoise

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : milieu 17e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Cabane de vigneron

Histoire : Au 19e siècle, ce type de cabane servait d'abri aux vignerons ; les bergers l'utilisèrent ensuite, d'où l'enclos en deux parties entourant la cabane.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 19e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Chapelle Notre-Dame du Faubourg

Histoire : Les origines de cette chapelle de la Sainte-Vierge remontent à la fondation de l'hospice par les comtes de Noyers au 13e siècle. Elle est ainsi décrite par l'arpenteur Marat en 1713 : "... ladite chapelle ayant d'enfoncement 20 pieds et 18 pieds de large... boisée et lambrissée aux deux côtés de 4 pieds de hauteur... carrelée de grands carreaux et voûtée à la hauteur de 18 à 20 pieds sous clef... le tout faisait partie des fondations des seigneurs comtes de Noyers". Photographiée peu avant sa destruction, elle appartenait par la structure de sa façade à un type fréquent au 18e siècle. La chapelle Notre-Dame du Faubourg servait à l'ancien hospice, supprimé à la Révolution. Elle fut acquise en 1796 par François Robert, instituteur à Nitry qui la revendit à MM. Droin et Langin, propriétaires à Noyers. Le 17 octobre 1822, elle fut cédée à M. Tournemelle, lequel en fit don le 18 octobre 1822 à la fabrique de l'église Notre-Dame ; le culte y fut alors rétabli. Lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1906, elle fut attribuée à l'hospice de Noyers. Sa destruction fut décidée le 26 décembre 1911 à la demande de la Commission de l'Hospice, malgré de nombreux recours (lettre du 28 décembre 1906 adressée par la Société d'Etudes d'Avallon à M. Le Préfet, rapport établi par la Société des sciences de l'Yonne) ; la démolition intervint très rapidement après la décision. Le dernier vestige de cette chapelle serait le petit bénitier de pierre, encastré à hauteur d'homme, à droite de la porte de la grange, construite à la place de la chapelle, d'après Jacques Dréano.
Adresse : C.D. 86

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 18e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Chapelle Saint-Fiacre

Histoire : D'après Courtépée, cette chapelle fondée à la collation de l'évêque diocésain porte le vocable de Saint-Fiacre. La chapelle, aux proportions modestes, pourrait dater du 16e siècle ; le choeur actuel a été ajouté au 18e siècle ; le plafond qui a remplacé la voûte en berceau de la nef et le clocher sont des remaniements du 19e siècle.
Adresse : rue de l'Eglise

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 16e siècle ; 18e siècle ; 19e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Chapelle Saint-Nicolas, ancien couvent des Ursulines, actuellement maison d'habitation

Histoire : La chapelle fut édifiée en 1369 par Miles XII de Noyers pour servir de sépulture à sa famille. Au-dessus de la porte d'entrée donnant sur la place de la Madeleine, une niche abritait une petite statue en pierre représentant saint Nicolas. La charpente témoigne d'une réfection de la fin du 15e ou du début du 16e siècle. En 1633, la chapelle fut donnée aux Pères de la Doctrine chrétienne qui venaient de fonder le collège, lesquels la cédèrent en 1648 aux Ursulines qui occupaient un vaste couvent, situé dans les maisons voisines. A cette période fut édifié le passage sur voûte par-dessus la rue, afin de permettre aux soeurs d'assister aux offices. En 1790, la chapelle devint le siège du comité révolutionnaire local. En 1793, elle fut saccagée, le tombeau des Miles détruit, leurs ossements dispersés, les objets brûlés au pré de l'Echelle. Vendue comme bien national et transformée notamment au niveau des ouvertures, cette ancienne chapelle seigneuriale devint tour à tour atelier de tisserand, maison bourgeoise, siège d'une exploitation agricole et depuis 1972, magasin d'antiquités et de livres anciens ; ces affectations successives expliquent les nombreuses modifications du bâtiment.
Adresse : place de la Madeleine

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 14e siècle (?) ; limite 15e siècle 16e siècle ; 17e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Château fort

Histoire : La date de fondation du château, bâti sur la colline par les sires de Noyers est inconnue, mais il existait au 11e siècle. Robert, évêque de Langres, donna la chapelle du château, " capella in castro sita ", à l'abbaye de Molesmes. A la fin du 12e siècle, Clarembaud de Noyers entoura d'une solide muraille le château, constitué d'une chapelle et d'un vaste donjon. Après sa mort, Hugues de Noyers, tuteur de son neveu, Mile VII, agrandit le château et le fortifia de 1196 à 1206, tout en conservant la précédente enceinte. Cet édifice, cité comme l'un des plus beaux et riche châteaux de France, fut restauré au 14e et au 15e siècles. A la fin du 16e siècle, le château occupé par le prince de Condé était un des pôles de résistance des Réformés. Il fut pris en 1568 par Gaspard de Tavannes de l'enlever ; la ville et le château furent pillés et incendiés l'année suivante. Le 8 mars 1599, Henri IV ordonna le démantelement du château, dont subsistèrent des vestiges de tours et de murailles. Le duc de Luynes, seigneur de Noyers, autorisa, en 1785 et 1788, la démolition d'une partie de ces ruines, pour la construction d'un mur le long du Serein.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 11e siècle (?) ; limite 12e siècle 13e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Collège de doctrinaires

Histoire : En 1633, François de Selles fonda à Noyers un collège sur un terrain attenant aux murailles de la ville, à l'emplacement d'anciennes écoles. Le cadran solaire du bâtiment sur rue est daté 1633. Le bâtiment actuel, bâti au milieu du 17e siècle, a été remanié au 19e siècle, notamment au niveau du surcroît, dans lequel les piédroits des lucarnes du toit d'origine ont été intégrées. La Convention fit vendre les bâtiments, qui furent affectés en 1854 à une institution libre. En 1877, la ville de Noyers les acheta à l'Etat. En 1905, la ville y établit les écoles communales et ensuite un collège d'enseignement général. Depuis 1882, le musée de Noyers occupe l'aile sud.
Adresse : rue Bonnetat Paul

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 17e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Couvent d'ursulines, actuellement maison d'habitation

Histoire : La congrégation des Ursulines s'installa en 1847 dans cette maison du 18e siècle, ayant appartenu à la famille Dupotet de Brevon ; elles y restèrent jusqu'en 1929, date à laquelle elles furent rappelées par leur Ordre à Troyes. Les Ursulines ont assuré durant cette période l'enseignement élémentaire des filles.
Adresse : rue du Jeu-de-Paume

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 18e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Croix de chemin

Histoire : Cette croix a été érigée en 1775, restaurée en 1802 par François Leclerc.
Adresse : rue Venoise

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 18e siècle
Année de construction : 1775 ; 1802
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Croix de chemin (croix de carrefour)

Adresse : C. D. 86 ; C. V. 4

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 19e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Croix monumentale

Histoire : Cette croix du 18e siècle, située devant la façade de la chapelle, fut restaurée en 1954 (date portée) . L'inscription sur la face antérieure du socle est illisible.
Adresse : rue de l'Eglise

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 18e siècle
Année de construction : 1954
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Croix monumentales, croix de dévotion

Histoire : Une croix de chemin restaurée, située sur la rue principale du hameau porte l'inscription gravée en lettres romaines sur la face principale du socle : CEET CROIX A / ETE FAET A LA / DEVOT.S DE / PIERRE EVRLE / ETE DE ST FIAC / MARI BARO SA, sur la face gauche : 1762. Des vestiges d'une 2ème croix ont été déposés à l'autre extrémité du hameau ; seuls le soubassement, avec l'inscription en partie illisible : CETE CROIX / A LA DEVOTIO. / Mr IOSEPH / PR.TIT... et la partie supérieure de la croix subsistent. Le décor très proche permet de la dater de la même époque.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 3e quart 18e siècle
Année de construction : 1762

Eglise

Eglise
Eglise
Précisions : Eglise : classement par arrêté du 11 avril 1906

Type : Monuments historiques

Eglise paroissiale Notre-Dame

Histoire : L'église primitive, située sur la rive du Serein, étant devenue trop petite et d'accès difficile à cause des crues, les habitants décident le 15 juin 1489 l'érection d'une nouvelle église, sous le vocable de Notre-Dame. Les travaux débutent le 3 mai 1491 et s'achèvent le 26 août 1515, date de la consécration, d'après une inscription gravée au-dessus de la porte de la sacristie : 1491 : 3. maii fuit situs prime basis huius basilice dedicatio : augusti : 26 : 1515 : poliandru (m) 27. En 1616 est construit le clocher, en 1785 le choeur est transformé et une 2e sacristie ajoutée. Le 16 octobre 1741, " la tour du clocher et gueritte " sont réparées par Maurice Drouhot, menuisier ; le 20 septembre 1789, le registre des échevins signale la nécessité de reconstruire le " beffroy du chlocher ", sa reconstruction en pierre doit dater des années suivantes. Un texte des A. C. daté de 1797-1798 indique la réfection du clocher de l'église par Jean Bonneau. Les porches ou auvents sont démolis et le porche sud construit à la même époque.
Adresse : rue de l'Eglise

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 15e siècle ; 1er quart 16e siècle ; 1er quart 17e siècle
Année de construction : 1491 ; 1515

Grange vinicole

Histoire : Grange médiévale très remaniée au 19e siècle.
Adresse : rue Bonnetat Paul

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : Fin du Moyen Age
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Granges (série de 5)

Histoire : Cet ensemble de granges compte deux granges à niveau supérieur en pan de bois datant probablement de la fin du 15e siècle et du début du 16e siècle ; les autres sont des constructions du 18e siècle et du 19e siècle. Elles ont toutes subi des remaniements.
Adresse : rue du Bassin ; rue de Bresse ; rue Bonnetat Paul

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : limite 15e siècle 16e siècle ; 18e siècle ; 19e siècle

Granges vinicoles

Histoire : Granges datant vraisemblablement du 16e siècle, la seconde très remaniée notamment au 19e siècle.
Adresse : rue Bonnetat Paul

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 16e siècle

Grenier à sel, actuellement demeure

Histoire : Edifice mentionné au 14e siècle, le grenier à sel fournissait 33 paroisses, 7 personnes y travaillaient. La demeure du receveur était la plus importante du bourg. L'étage du bâtiment du grenier à sel était occupé par les grenetiers (gabelous) ; il a été remanié à la fin du 16e siècle et au début du 17e siècle comme l'attestent la porte à linteau en accolade, la petite baie à arêtes chanfreinées près de l'échauguette et les 2 portails. L'ensemble des bâtiments a été très remanié au cours des 18e et 19e siècles.
Adresse : rue de la Madeleine

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 14e siècle (?)
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Hôtel de Ville

Hôtel de Ville
Hôtel de Ville
Précisions : Hôtel de Ville : inscription par arrêté du 5 mai 1926

Type : Monuments historiques


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