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Blason et armoiries de Neuilly-sur-Marne

Neuilly-sur-Marne

Seine-Saint-Denis

Île-de-France

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Neuilly-sur-Marne

Monuments historiques et bâtiments protégés de Neuilly-sur-Marne

Eglise Sainte-Baudile

Eglise Sainte-Baudile
Eglise Sainte-Baudile
Précisions : Eglise Sainte-Baudile : classement par arrêté du 10 septembre 1913

Type : Monuments historiques
Epoque : 4e quart 12e siècle

Hôpital psychiatrique de Ville-Evrard

Histoire : L'initiative de cet asile est due au baron Haussmann. La construction en est confiée à Paul-Eugène Lequeux et réalisée de 1864 à 1868, à l'emplacement d'un ancien domaine agricole où un château et sa ferme avaient été construits en 1825. Maison de santé inaugurée en 1875, pavillons Pinel et Esquirol ajoutés par l'architecte Henri Maréchal en 1889, deux pavillons de traitement et de surveillance réalisés par Raphaël Loiseau en 1907. Lieu créé à partir d'une ferme préexistante pour permettre l'activité du malade et l'intégration à la vie active. Asile où furent internés entre autres Camille Claudel et Antonin Artaud.
Précisions : Façades et toitures des bâtiments de l'ancien asile d'aliénés construit par l'architecte Lequeux de 1864 à 1868 (bâtiment de direction, bâtiment des services généraux, chapelle, pavillons, allées couvertes et château d'eau) , ainsi que le sol de la parcelle avec ses plantations de séquoïas ; façades et toitures de l'ancienne ferme, de l'ancien château, des deux pavillons de l'ancienne maison de Santé, Provence et Ile-de-France, construits par l'architecte R. Loiseau en 1907 ; statues du parc (cad. AS 8, 14) : inscription par arrêté du 9 octobre 1996
Adresse : 202 avenue Jean-Jaurès

Type : Monuments historiques
Epoque : 19e siècle ; 1er quart 20e siècle
Année de construction : 1864 ; 1907
Eléments protégés : chapelle ; passage couvert ; pavillon ; château d'eau ; ferme ; statue ; élévation ; château
Auteur(s) : LEQUEUX Paul Eugène (architecte)LOISEAU Raphaël (architecte)MARECHAL Henri (architecte)

Asile d'aliénés dit Hôpital psychiatrique de Maison Blanche

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asile d'aliénés dit Hôpital psychiatrique de Maison Blanche
Histoire : Par délibération du 6 juillet 1894, le département de la Seine décide de la construction d'un 5e asile d'aliénés comprenant un asile pour 700 femmes, un asile spécial d'alcooliques pour 500 hommes, des services généraux communs. Le concours est remporté par Georges Morin-Goustiaux (Duménil et Lebau 2e et 3e prix). Le projet définitif, approuvé le 28 décembre 1895, est partiellement réalisé, un ensemble symétrique à celui existant était prévu à l'origine. La première tranche (Maison Blanche I) comprend le bâtiment d'administration, deux parloirs, la salle des fêtes, le pavillon des bains, la pharmacie, la cuisine, un ensemble de douze pavillons pour malades disposés symétriquement autour d'un mail, reliés par des galeries couvertes ; les pavillons sont alternativement séparés par une cour ou un jardin ; ils comportent un étage et, du côté extérieur, s'achèvent en rotonde à cinq pans abritant la salle de jour. La cuisine a été reconstruite dans les années trente. Une deuxième tranche est réalisée après 1906 sous l'impulsion de Paul Sérieux, directeur, qui comprend trois sections de pavillons : alcooliques, hystériques, épileptiques (réfectoire en bout de terrain). A cet ensemble (Maison-Blanche II) s'ajoutent, dans les années 1930 différents édifices : pavillon de tuberculeux, château d'eau, morgue, centrale thermique, jardin d'agrément, cuisine (reconstruite) ; suivront dans les années soixante les pavillons "manivelles". Dans les années trente sont élevés sept bâtiments de l'entreprise de construction métallique Fillod (Maison Blanche III). Vers 1920 sont construites des maisons destinées au personnel (médecin, directeur, économe) situées le long de la route nationale et d'une voie privée. L'ensemble de l'hôpital est implanté sur un site arboré (service des jardins et serres près de l'entrée : mail de marronniers pour la première tranche, jardin à l'anglaise pour la 2e tranche, jardin d'agrément de style art déco à gauche de l'entrée, platanes au nord des bâtiments Fillod). La remise aux normes à des fins de modernisation et d'hygiène a entraîné des transformations dans la plupart des bâtiments ; certains ont vu leur aspect extérieur modifié. Dans le cadre de la politique de sectorisation, l'hôpital est progressivement désaffecté ; un projet de reconversion est à l'étude.
Adresse : avenue Jean-Jaurès

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 19e siècle ; 1ère moitié 20e siècle
Année de construction : 1895
Auteur(s) : Morin-Goustiaux Georges (architecte) ; Duménil (architecte) ; Lebeau (architecte) ; Dauvergne (architecte) ; Boué (architecte) ; Héraud (architecte) ; Debrié (architecte) ; Albrizio (architecte) ; Bou

Asile d'aliénés dit Hôpital psychiatrique de Ville-Evrard, dit aussi Maison spéciale de santé

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asile d'aliénés dit Hôpital psychiatrique de Ville-Evrard, dit aussi Maison spéciale de santé
Histoire : Le 20 décembre 1862, le département de la Seine décide la création d'un asile d'aliénés, en même temps que Sainte-Anne à Paris et Perray-Vaucluse à Epinay-sur-Orge, dans l'ancien domaine de Ville-Evrard, qui comprend un château, une ferme, un parc. Le 12 décembre 1863, le projet de l'architecte Lequeux est adopté : un axe central avec le bâtiment d'administration, la chapelle, le bâtiment de services généraux ; sur les côtés, deux séries de six pavillons (femmes et hommes) d'un étage carré à élévation ordonnancée, deux bâtiments de bains, des services annexes ; des galeries couvertes à charpente métallique et couverture en bois relient les bâtiments. Des préaux arborés et des cellules pour les agités, situées hors du quadrilatère, complètent l'ensemble. Les travaux débutent en 1864 et l'établissement ouvre le 29 janvier 1868. Vers 1935-1940, sont reconstruits la cuisine, la buanderie, les ateliers ; des galeries couvertes en béton sont ajoutées ; en 1956, une centrale thermique remplace l'usine à gaz. A côté de l'asile, au nord, est construit à partir de 1877 le quartier des travailleurs : deux bâtiments de plan irrégulier contenant 300 places (quartiers Pinel et Esquirol) par Henri Maréchal, un bâtiment central (conciergerie et parloirs) et, dans l'axe, quatre ateliers (tailleurs, cordonnerie, forge, menuiserie), le tout ceint d'un mur et agrémenté de parterres. En 1897, le quartier des travailleurs est détaché de l'asile pour recevoir les alcooliques hommes ; Raphaël Loiseau réaménage les intérieurs et ajoute deux parties symétriques abritant l'infirmerie et le service des agités. Face à l'asile est fondée la "maison spéciale de santé" ou pensionnat pour aliénés payants : dans l'ancien château est installée l'administration ; six bâtiments sont élevés entre 1868 et 1875 (par Lequeux ou Maréchal). Vers 1885, Maréchal ajoute quatre pavillons, deux bâtiments cellulaires, la cuisine et les bains, séparés par des parterres au dessin sinueux. Vers 1906-1907, sous l'impulsion du docteur Sérieux, Loiseau construit deux pavillons de traitement et de surveillance continue (baptisés Ile-de-France et Provence). Loiseau dresse également les plans d'une nouvelle ferme, près de la route nationale (en partie réalisée). Vers 1960 sont élevés des pavillons de plan irrégulier, dits "manivelles" ; vers 2000 est construit le restaurant du personnel. L'ensemble du site est progressivement désaffecté ; certains bâtiments sont utilisés pour des tournages de films ou des ateliers de théâtre.
Précisions : Pavillons Ile-de-France et Provence inscrits en 1996
Adresse : avenue Jean-Jaurès

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 17e siècle ; 19e siècle ; 20e siècle
Année de construction : 1864 ; 1875 ; 1889 ; 1907
Auteur(s) : Lequeux Jacques Paul (architecte) ; Maréchal Henri (architecte) ; Loiseau Louis Raphaël (architecte départemental)

Ferme de Ville-Evrard

Histoire : L'existence de la ferme du château est attestée dans les sources en 1751. L'ensemble est constitué d'une vaste cour pavée à laquelle on accède par un grand porche à arcades en plein cintre situé sur la façade ouest ; sur la cour donnent un logis du 17e siècle (?), un pigeonnier, une étable, une grange (différents instruments de levage encore en place). En 1865-1866, quand on entreprend la construction de l'asile, des crédits sont alloués à la construction d'un bâtiment d'exploitation agricole (sous la direction de Lequeux) ; en 1871, un ensemble de bâtiments est construit entre l'ancienne ferme et le potager ; en 1873, le bail est mis en adjudication par le département, pour 18 ans à Auguste Gervais (bail renouvelé jusqu'en 1897) ; en 1897, le département reprend le droit d'exploitation. A cette date, le département, qui envisage la démolition de l'ancienne ferme, charge l'architecte Loiseau d'élaborer les projets d'une nouvelle ferme située le long de la route nationale. Un ensemble de projets par Loiseau daté de 1906, revu à l'économie en 1907, comprend une vacherie, une porcherie, un hangar, un bâtiment d'habitation, etc. Seuls la porcherie, la charcuterie et un pavillon de gardien sont réalisés. Certains pensionnaires de l'asile travaillent à la ferme où l'on produit le lait pour les deux établissements. En 1936, l'ancienne porcherie, construite en bordure du potager, est remplacée par un bâtiment en brique abritant des ateliers (serrurerie, menuiserie). La ferme a fonctionné jusqu'au début des années 1990. L'ensemble était autrefois enclos. Du côté de l'allée centrale de l'asile, un petit bâtiment prévu pour abriter un poulailler, transformé ensuite en laiterie, abrite la poste. La deuxième cour comprend les dépendances de la ferme (logements de fonction et service des jardins). Les jardins sont constitués de serres et de carrés de culture. Plus au nord, le long de l'allée centrale est situé un grand bâtiment agricole édifié au 19e siècle (aujourd'hui garde-meubles).
Adresse : avenue Jean-Jaurès

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 17e siècle(?) ;19e siècle ; 20e siècle
Auteur(s) : Loiseau Raphaël (architecte)


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