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Blason et armoiries de Jeumont

Jeumont

Nord

Nord-Pas-de-Calais

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Jeumont

Monuments historiques et bâtiments protégés de Jeumont

2 immeubles à logements dits le Clapier

Histoire : L'usine de construction électrique (FACEJ)(IA59001625) a fait construire ces deux immeubles dans le cadre de sa politique de logement des ouvriers, entrepris dès les années 1930 avec la construction d'un lotissement pour les cadres (IA59001626). Ils étaient plus particulièrement destiné aux célibataires et jeunes mariés.
Adresse : rue Salengro

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 3e quart 20e siècle
Année de construction : 1952
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Vestiges du château

Histoire : Les ruines du château de Jeumont sont les derniers vestiges d'un important château où se sont succédés les plus grands noms de l'histoire régionale : seigneurs de Barbençon, de Cro
Précisions : Vestiges du château et leurs sol et sous-sol (cad. AK 99, 103, 104, 125 (rue du Château) , 109, 110 (53, rue de la Résistance) , 111 (51, rue de la Résistance) , 112 (49, rue de la Résistance) , 113 (47, rue de la Résistance) , 114 (45, rue de la Résistance) , 115 (43, rue de la Résistance) , 119, 120 (41, rue de la Résistance) ) : inscription par arrêté du 1er décembre 1997
Adresse : rue du Château ; rue de la Résistance

Type : Monuments historiques
Epoque : Milieu du Moyen Age
Eléments protégés : tour ; sous-sol

Bains douches ; piscine

Histoire : Le projet d'établissement de bains, piscine et douches est conçu par Adolphe Danis en 1926, qui propose deux variantes de façade sur rue. L'édifice est aménagé et modernisé (installation de parois séparant les cabines du bassin et de bains bouillonnants) en 1964 par André Gaillard, architecte et aujourd'hui désaffecté.
Adresse : rue Docteur-Lambaréné

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 20e siècle
Année de construction : 1927
Auteur(s) : Danis Adolphe (architecte)Gaillard André (architecte)

Gare

Histoire : La ligne de chemin de fer Saint-Quentin (Aisne) - Erquelinnes (Belgique) a été construite vers 1850 (A.C. Jeumont). La gare en bois fut détruite en 1860 puis reconstruite vers 1881 par Danis père, architecte (tradition orale). Celle-ci a été endommagée pendant la Première Guerre mondiale. La loi du 12 août 1919 étend le délai de réalisation de travaux publics urgents après les hostilités, le décret du 30 novembre 1921 détermine des travaux urgents à exécuter à Marpent et Jeumont. Les plans de la gare sont réalisés en 1920 par l'ingénieur C. Ligny, les archives conservent un catalogue de dessins de luminaires réalisés par M. Lerolle ferronnier d'art à Paris qui ont été partiellement réalisés. Aujourd'hui, l'édifice fait l'objet d'une étude de réhabilitation en pôle culturel dans le cadre du Grand projet de Ville (GPV) de Jeumont.
Adresse : place de la Gare

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Année de construction : 1920
Auteur(s) : Danis (architecte)Lerolle (ferronnier)Ligny C. (ingénieur de l'entreprise)

Hôpital

Histoire : Albert Riche a fait un legs par testament à la commune en 1916, en vue de la construction d'un hôpital. La commune valide le souhait d'Albert Riche par délibération du conseil municipal en janvier 1921, approuvé par décret du président de la République quelques mois plus tard. De nombreux industriels ont participé à la construction, comme en témoigne la plaque commémorative placée dans le hall d'accueil. Adolphe Danis, architecte de la commune, a conçu les plans d'une crèche-infirmerie en 1926 sur l'emplacement de l'ancienne cimenterie Portland, achetée en 1924. Le projet est adopté par la commune et approuvé par le ministère en charge de la santé en 1929. La crèche-infirmerie est adjointe d'un dispensaire en 1931. Le ministère autorise la transformation de l'infirmerie en hôpital en 1935. Les travaux s'achèvent en 1938.
Adresse : 56 rue Hector-Despret

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 20e siècle
Année de construction : 1931
Auteur(s) : Danis Adolphe (architecte communal)

Lotissement concerté

Histoire : Le lotissement destiné à loger les cadres et ingénieurs de l'usine de construction électrique FACEJ (IA59001625) a été construit en 1932. Les maisons ont été vendues en 1981.
Adresse : rue Fournier

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 20e siècle
Année de construction : 1932
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Maison

Histoire : Le menuisier Dufossez, propriétaire de deux maisons, les transforme après 1918. Il fait appel à des ouvriers italiens spécialisés dans le décor de céramique pour la loggia.
Adresse : 149 rue Léon-Blum

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) : Dufossez (?, menuisier)

Maison

Histoire : Maison datant de la fin du 19e siècle réaménagée par Adolphe Danis entre 1927 et 1934 (illustrée dans son recueil d'architecture) pour la famille Brousmiche Lejeune.
Adresse : 67 rue Gambetta

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 19e siècle ; 2e quart 20e siècle
Auteur(s) : Danis Adolphe (architecte)

Maison dite villa Sarrat

Histoire : Cette maison appelée villa Sarrat a été construite vers 1925 pour le directeur d'EGN (Electricité et Gaz du Nord) et fut vendue aux FACEJ (Forges et Ateliers de Constructions Electriques de Jeumont) en 1937, destinée à loger les contre maîtres. La maison figure dans le recueil d'architecture d'Henri et Jean Lafitte, architectes maubeugeois, qui en sont les auteurs.
Adresse : 432 avenue du Général-de-Gaulle

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Année de construction : 1925
Auteur(s) : Lafitte Henri (architecte)Lafitte Jean (architecte)

Présentation de la commune de Jeumont

Histoire : Depuis le milieu du XIXe siècle, la commune de Jeumont connaît un développement urbanistique lié au développement industriel. L'industrie a des origines anciennes ; des travaux historiques mentionnent l'existence d'une fonderie et d'une platinerie vers 1780, détruites pendant la Révolution, et des carrières de marbre et grès, exploitées à la fin du 18e siècle.Le grand développement économique a été rendu possible par l'installation de la ligne de chemin de fer Paris-Erquelinnes (Belgique) en 1855. La gare est agrandie vers 1881 par l'architecte Danis. Son fils, Adolphe, a eu une carrière importante dans tout le bassin de la Sambre, en particulier pendant l'entre-deux-guerres. (voir liste dans généralités aire d'étude) Il est mentionné en tant qu'architecte de la ville entre 1920 et 1939 (?).Peu d'éléments permettent de connaître les architectes du début du siècle : les archives communales conservent un en-tête de lettre au nom de Louis Pavaux, architecte en 1900 qui mentionne des transformations de l'école maternelle et celui d'Emile Neulliès, ingénieur architecte à Maubeuge en 1902 en rapport avec la construction d'une galerie vitrée et de la salle d'attente pour parents d'élèves de l'école maternelle. Une manufacture de verre a été mise en exploitation par Hector Despret en 1857, puis déplacée à la fin du siècle à Boussois. La ville se développe pour loger les ouvriers de l'industrie électrique (IA59001625), des Aciéries (Sambre et Meuse, fondées en 1899, détruites) implantées le long de la Sambre. L'infirmerie-crèche (IA59001369) sera construite vers 1930 sur l'emplacement de l'usine de ciment Portland. Au lendemain de la guerre, un plan d'aménagement de la ville est conçu par l'ingénieur-géomètre Marché en 1929 associant le développement du réseau viaire et un souci hygiéniste. Ce projet met l'accent sur la création de rues et de lotissements, d'un réseau d'égouts, d'un nouveau cimetière, d'un réseau viaire, la construction de maisons, d'une nouvelle mairie et d'un terrain de sport. Les archives ne conservent pas de projet de mairie. D'autres projets, de type hygiéniste, ont été conçus et réalisés par Adolphe Danis. Dans cet esprit il dessine en 1925 des urinoirs publics avec marquise et lambrequin en fonte, qu'il améliore (il passe au carrelage céramique et carreaux vernissés) et construit en 1935 (actuellement détruit). En 1929, il effectue des améliorations et un agrandissement de l'abattoir conçu par l'architecte Auguste Depasse en 1901. Il est également l'architecte d'une infirmerie-crèche adjointe d'un dispensaire et d'un établissement de bains, piscine et douches (IA59001540), conçus en 1926. Des maisons en série et quelques maisons d'architectes sont construites à cette période.La Compagnie de Chemin de Fer du Nord reconstruit la gare (IA59001367) endommagée pendant la Première Guerre mondiale ainsi qu'une cité de cheminots (1919-25) constituée de 50 logements en dur, située sur la commune voisine de Marpent. La FACEJ (Forges et Ateliers de Constructions Electriques de Jeumont) construit des logements pour ingénieurs (IA59001626) en 1932, puis un immeuble pour célibataires (IA59001627) dans les années de l'après-guerre. La salle des fêtes (IA59001368) est construite en 1950 par Adolphe Danis. De nombreux projets d'écoles et d'établissements sportifs sont conçus entre 1950 et 1970 par Adolphe Danis et son successeur André Gaillard. Les archives communales conservent une notice descriptive d'un bâtiment métallique isothermique conçu en 1959 par A. Le Bugle, architecte D.P.L.G., de l'entreprise de préfabrication Y. Plisson à Paris 13e, ainsi que tous les modèles de piscines préfabriquées (1000 piscines). Cela témoigne de l'intérêt porté à ces procédés par la commune, qui construit une salle polyvalente de type Mille Club en 1973. Les constructions soudées et métalliques perdurent : la société Duplanty invente le pavillon Monica (en glazal, à base d'amiante ave c émail mat de couleur) et la maison Coquille (Abraham et Rol créateurs, préfabriqué en bois et butyle armé) fabriquée à 50 exemplaires. D'autres préfabriqués, dits Shrött (en tôle imitant le rondin), sont conservés sur le territoire communal.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel

Salle de spectacle ; établissement de danse

Histoire : Le projet de centre culturel date vraisemblablement de 1950. Un plan de situation, avec l'ancien presbytère et son jardin, est réalisé par un géomètre en novembre 1950. L'architecte Adolphe Danis réalise un projet de façade, daté d'avril 1951 et approuvé en janvier 1952, qui ne sera pas réalisé. Un autre projet, non daté ni signé, sera réalisé entre 1952 et 1955. Le sculpteur Albert Patrisse et le staffeur Ardéco de Mons-en-Baroeul sont les auteurs des motifs décoratifs de la salle de spectacle.
Adresse : rue Hector-Despret

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : milieu 20e siècle
Année de construction : 1952
Auteur(s) : Danis Adolphe (architecte)Patrisse Albert (sculpteur)

Usine de construction électrique dite Electricité et Hydraulique, puis SPIE, puis ACENE, puis FACEJ, puis Jeumont-Schneider, puis Jeumont-Schneider Industrie, puis Jeumont Industrie, puis Jeumont

Histoire : L'entreprise Electricité et Hydraulique, fondée en 1898 par Julien Dulait, était spécialisée dans la fabrication et le montage de moteurs électriques destinés à la traction sur les canaux. L'usine se développe, étend son activité aux moteurs de tramway. Le baron Empain (1904-1906) rattache l'usine à la Société parisienne pour l'Industrie des chemins de fer et des tramways électriques (SPIE), afin de participer à la construction du métro parisien. C'est également à cette période que sont construites une câblerie et une centrale électrique. Cette dernière alimente les usines de la région. En 1906, l'usine devient la société anonyme des Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l'Est (ACENE) et se spécialise dans la construction de gros matériel électrique. La construction des grands bureaux est entreprise en 1908. En 1911, l'usine occupe un terrain de 12 hectares et est divisée en quatre départements : le matériel électrique, la fonderie (de fer, de cuivre puis d'acier en 1911), la câblerie (1907) et la centrale électrique (1909, désaffectée en 1930 et détruite en 1998). La Première Guerre mondiale interrompt l'expansion. Les dommages de guerre permettront de reconstituer et de moderniser le matériel. En 1921, les ACENE fusionnent avec les forges de La Longueville, entreprise de chaudronnerie et construction de charpente métallique, devenant les Forges et Ateliers de Constructions Electriques de Jeumont (FACEJ). L'adoption généralisée de l'énergie électrique pendant l'entre-deux-guerres fait des FACEJ une entreprise florissante et permet le développement de l'usine : construction d'une dizaine de halles (en 1925, puis entre 1933 et 1935), d'une école d'apprentissage, d'un laboratoire et de logements de cadre (IA59001626). La Seconde Guerre mondiale a peu affecté l'activité. Après la libération, le site se développe par la construction de halles, le rachat de bâtiments industriels, l'achat de machines (tour Schiess en 1963) et la construction d'un immeuble à logements (IA59001627) en 1952. En 1964, l'usine fusionne avec Schneider Westinghouse, devenant Jeumont-Schneider. Depuis 1973, l'usine a réorienté une partie de son activité vers la propulsion électrique des sous-marins puis, progressivement, vers le nucléaire. L'usine fait partie du groupe Framatome depuis 1993.
Adresse : 27 rue de L'Industrie

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 19e siècle ; 1ère moitié 20e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu


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