France   |    
Blason et armoiries de Fontenay-le-Comte

Fontenay-le-Comte

Vendée

Pays de la Loire

Donnez votre avis   Ajouter une photo Ajouter une adresse »


Fontenay-le-Comte

Monuments historiques et bâtiments protégés de Fontenay-le-Comte

Pont dit Pont-Neuf

pont dit Pont-Neuf
pont dit Pont-Neuf
Histoire : Le Pont-Neuf, permettant le franchissement de la Vendée dans le prolongement d'une rue nouvellement ouverte (actuelle rue de la République), a été édifié entre 1775 et 1778 sous la direction de Parent de Curzon, sous-ingénieur des Ponts-et-Chaussées, puis, après le décès de ce dernier début 1778, par son successeur de Brie. Un devis a été établi le 28 mai 1775 par Barbier, ingénieur en chef de la Généralité de Poitiers. Les plans n'ayant pas été retrouvés, on peut hésiter à en attribuer la paternité, soit à Barbier, soit à Parent de Curzon. Les travaux étaient achevés en 1778, mais le projet de pyramide à l'entrée de l'ouvrage n'a jamais été exécuté. En 1950, le pont a été élargi d'après les plans dressés par l'architecte Emile Boutin.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 18e siècle
Année de construction : 1778 ; 1950
Auteur(s) : Parent de Curzon (ingénieur)Barbier J. (ingénieur)Boutin Emile (architecte)

Presbytère

presbytère
presbytère
Histoire : Le presbytère de Saint-Médard-des-Prés est datable stylistiquement du milieu ou de la deuxième moitié du 18e siècle. Il a de toute évidence été construit pour René-Philippe Cormasson, curé de la paroisse de 1767 à 1786. En effet, à sa mort survenue en 1786, ses héritiers demandent une visite des bâtiments du presbytère et de la métairie en dépendant, inclus dans la succession. Lors de la construction du 18e siècle, certains éléments de la demeure antérieure sont conservés, notamment la porte d'entrée en plein cintre. En 1796, le presbytère est vendu comme bien national. En 1878 d'après les matrices cadastrales, lors de la destruction de l'église en vue de sa reconstruction, la partie sud-est du presbytère est également démolie, c'est-à-dire la partie située à droite du vestibule et de l'escalier. Les travaux de restauration sont exécutés par l'entrepreneur fontenaisien Paul Ferré, sous la direction de l'architecte Victor Clair (architecte départemental révoqué en 1878) ; l'adjudication a lieu le 27 décembre 1877 et les travaux sont achevés en 1880. Sous l'Ancien Régime, la propriété ressortissait du fief du Petit-Puissec.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e moitié 18e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Presbytère puis musée dit Musée Vendéen

presbytère puis musée dit Musée Vendéen
presbytère puis musée dit Musée Vendéen
Histoire : La reconstruction in situ du presbytère de Notre-Dame est décidée en 1872, en raison de son état de vétusté. Un premier projet, dont le coût s'élève à 17500 francs, est approuvé par le ministre des Cultes. En 1873, ce projet est ajourné en raison de l'acquisition d'un terrain contigu permettant la construction d'un bâtiment ayant une façade plus importante. Un nouveau projet chiffré à 36000 francs est alors présenté, dont le financement doit être assuré par la fabrique avec des subventions de 2000 francs par la Ville et de 5000 francs par l'Etat. L'auteur de ce projet, légèrement modifié en 1876, est l'architecte fontenaisien Jean-Firmin Levêque, décédé peu après et auquel succède l'architecte Frédéric-Emile Dubouraud. Examiné par l'architecte diocésain Lisch, le projet de Levêque est jugé trop important, trop recherché et d'un décor excessif. Des aménagements semblent avoir été concédés et, finalement, la fabrique est autorisée à contracter un emprunt en avril 1878. Les travaux, adjugés le 9 septembre 1878 aux entrepreneurs Courtière père et fils et conduits par l'architecte Jean-Baptiste Bouffier, sont achevés en 1879 à l'exception du mur de clôture. En 1906, lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, le presbytère est dévolu à la Ville et change d'affectation ; après la première guerre mondiale, il est aménagé en musée. La démolition des anciens bâtiments secondaires et l'annexion du jardin à la place du Marché sont votés fin 1908 et réalisées peu après. L'inauguration du Musée Vendéen a lieu le 13 octobre 1924. Sa rénovation, achevée en 1949, est liée à la construction de la bibliothèque par Emile Boutin à la même date (voir dossier). Depuis, il a été profondément remanié. Devant les documents officiels prouvant la participation de Jean-Firmin Levêque, il est surprenant de voir Ernest Robert du Botneau attribuer le projet à Bouffier et à Octave de Rochebrune.
Adresse : place du 137e R. I.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 19e siècle
Auteur(s) : Levêque Jean-Firmin (architecte)Dubouraud Frédéric-Emile (architecte)Bouffier Jean-Baptiste (architecte)Courtière (entrepreneur)

Prison

prison
prison
Histoire : La prison de Fontenay, auparavant au 40-42bis rue Gaston-Guillemet, a été reconstruite 30 rue Rabelais de 1825 à 1827, par l'architecte départemental Charles Vétault. Les plans sont présentés par l'architecte en mars 1825. Celui-ci exécute les corrections demandées par le Conseil des Bâtiments civils à sa séance du 19 mars 1825. L'adjudication des travaux a lieu le 1er juillet suivant. En 1850, l'architecte départemental JeanFirmin Levêque fait exécuter des travaux secondaires (notamment la construction d'un corps de garde), mais son projet d'aménagement, dressé en 1854, n'est pas retenu. Un nouveau projet d'agrandissement, établi par Victor Clair en 1857, n'a guère plus de succès ; seuls des travaux légers sont exécutés. Un rapport sur l'état de la prison, accompagné d'un projet de réparations, est établi par l'architecte départemental Georges Loquet en 1878 ; un autre le suit en 1889. Finalement, en raison de son délabrement et de son insuffisance, la prison fut entièrement reconstruite de 1897 à 1899 d'après les plans de l'architecte départemental Georges Loquet, établis à partir de 1893 et maintes fois révisés à la demande de l'administration. L'adjudication des travaux a lieu le 25 août 1897 ; l'adjudicataire est l'entrepreneur de travaux publics Eugène Chaillou, d'Aizenay. La prise de possession a lieu le 31 octobre 1899.
Adresse : 30 rue Rabelais

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 19e siècle ; 4e quart 19e siècle
Année de construction : 1827 ; 1899
Auteur(s) : Vétault Charles (architecte départemental)Loquet Georges (architecte départemental)

Prison

prison
prison
Histoire : La prison de Fontenay, rue Gaston-Guillemet, jouxtant le palais de justice, a été aménagée ou construite a novo au cours du second quart du 18e siècle, suite à l'acquisition pour le roi, en 1724, de deux maisons et d'une grange pour "servir à l'avenir de prison royale dudit Fontenayau lieu de l'ancienne" ; cette dernière se trouvait à l'emplacement du 8bis rue Pierre-Brissot depuis 1625. Les seules représentations que nous ayons de la nouvelle prison sont les relevés exécutés en 1812 par l'ingénieur en chef Duvivier. En 1761, un devis de réparations est dressé par le sous-ingénieur de Ponts-et-Chaussées Parent ; les travaux sont exécutés par Pierre Vincent, maître-maçon à l'Orbrie. Toutefois, en 1778, les bâtiments sont jugés insalubres et on envisage leur reconstruction. Des réparations sont effectuées en 1815 ; l'aménagement d'une chapelle, prévu en 1818, est abandonné, comme l'est le projet d'agrandissement dressé par l'ingénieur des Ponts-et-Chaussées Salomon en 1820. Finalement, les bâtiments sont détruits en 1828, après le transfert de l'institution dans la nouvelle prison 30 rue Rabelais.
Adresse : 40 à 42bis rue Gaston-Guillemet

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 18e siècle (?)
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Présentation de l'étude du patrimoine de la commune de Fontenay-le-Comte

présentation de l\
présentation de l'étude du patrimoine de la commune de Fontenay-le-Comte
Histoire : Sous l'Ancien Régime, Fontenay-le-Comte était le siège d'une sénéchaussée, communément considérée comme la capitale du Bas-Poitou, province divisée en deux entités à la Révolution. Elle correspondait alors à ce qu'il est convenu d'appeler une "petite ville", selon la définition juridique donnée par Pierre-Yannick Legal, précisément à propos de Fontenay. Aujourd'hui, elle fait partie du réseau des villes moyennes ; c'est l'une des deux sous-préfectures de Vendée après avoir été, de 1800 à 1804, le premier siège de la préfecture du département. Sur le plan religieux, Fontenay est depuis le Moyen Age le centre d'un doyenné, dépendant à l'origine du diocèse de Poitiers, puis de celui de Maillezais, ensuite de celui de La Rochelle et actuellement de celui de Luçon. La commune se divise en deux paroisses, Notre-Dame et Saint-Jean ; avant la Révolution elle en possédait une troisième, Saint-Nicolas, sans oublier celles des deux communes annexées. L'histoire de Fontenay est abordée dans le dossier d'ensemble "ville". Lors du recensement de 1999, la population de la commune était de 15419 habitants. Les historiens estiment que celle du début du 15e siècle oscillait entre 1500 et 3000 et que celle du début du 16e était d'environ 5000. En 1737, d'après le receveur des tailles Claude de Mahé, Fontenay ne possédait plus que 7226 habitants, alors qu'avant la révocation de l'Edit de Nantes en 1685, elle en comptait 10900. A la Révolution, on note à peine 6000 habitants ; en 1801, le chiffre officiel est de 6520, en 1851 de 7884, en 1901 de 10326 et en 1954 de 11216. En 1968, année qui suit le rattachement de la commune de Charzais, on compte 13453 personnes ; en 1975, après le rattachement de Saint-Médard-des-Près, on en comptabilise 16768, ce qui constitue le point culminant de la courbe démographique. L'inventaire topographique qui suit (222 dossiers sur des oeuvres architecturales, un dossier collectif sur les maisons et les hôtels, un dossier sur la ville en tant que telle, 116 dossiers sur des oeuvres relevant du mobilier) couvre le territoire communal de Fontenay. A l'origine, le projet était d'étudier la ville seule, mais la logique la plus élémentaire voulait que cet inventaire fût étendu à l'ensemble de la commune, zones rurales et anciennes communes de Charzais et Saint-Médard-des-Prés comprises. Les travaux ont débuté au cours du deuxième semestre 1994 et ont été menés par un chercheur, Marie-Thérèse Réau, et un photographe, Patrice Giraud, tous deux fonctionnaires Etat, avec le soutien permanent de la Ville. Avant la mi 2003, l'ensemble de cette documentation sera numérisée et mise à la disposition du public sous forme de cédérom. En plus d'articles dans diverses revues, une "Image du patrimoine" est parue en 1998 et un "Cahier du patrimoine" est en projet. Cet inventaire a par ailleurs donné lieu à une collaboration, encouragée par les ministères de tutelle des intéressés, entre le Service régional de l'Inventaire et les architectes-urbanistes chargés de l'étude du secteur sauvegardé de Fontenay, l'Agence Steff-Lemoine de Nantes. Ce travail, mené en commun pour la seule analyse bien sûr, non pour la partie réglementaire, a constitué une expérience-pilote sur le plan national (voir en annexe le texte sur son déroulement et ses résultats). Le plan de sauvegarde vient d'être validé par arrêté interministériel, début 2002. En outre, la ville a obtenu le label "Ville d'art et d'histoire" en décembre 2001, consacrant ainsi sa vocation patrimoniale.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel

Réseau urbain des eaux

réseau urbain des eaux
réseau urbain des eaux
Histoire : Le système d'adduction d'eau de Fontenay a été conçu en 1868 par l'architecte communal Arsène Charier et les travaux, pour l'essentiel, exécutés entre 1868 et 1870. L'eau est captée d'une source route de l'Orbrie et hissée grâce à une usine élévatrice 8 rue de Genève. Le château d'eau est situé 54 rue Tiraqueau. La distribution se faisait chez les particuliers et par des bornes-fontaines publiques. Une fontaine monumentale, surmontée des statues des hommes illustres de Fontenay, devant être édifiée place Viète, n'a jamais été réalisée. Arsène Charier est officiellement chargé de l'entreprise lors du Conseil municipal du 13 août 1866. Son projet (plans et documents manuscrits) est daté du 26 janvier 1868 ; des modifications sont apportées dans le projet daté du 27 octobre 1868. D'après une inscription in situ, les travaux de construction du bassin de captation ont commencé en septembre 1868 et se sont achevés en juin 1870. La construction du château d'eau a été adjugée à l'entrepreneur fontenaisien Moreau en novembre 1868. Le relief figurant les armes de la Ville est l'oeuvre du sculpteur F. Chevalier et porte la date 1870. Une inscription précise que le bâtiment a été commencé le 1er juillet 1869 et achevé le 26 décembre 1870. Le décompte général des travaux a été signé par Charier le 9 mars 1872. En 1991, les deux réservoirs cylindriques ont été détruits. Quant à l'usine élévatrice actuellement visible, elle a été édifiée par l'architecte communal Abel Filuzeau, peu après ses projets de 1903 et 1904.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 3e quart 19e siècle
Année de construction : 1870 ; 1904
Auteur(s) : Charier Arsène (architecte communal)Filuzeau Abel (architecte communal)Moreau (entrepreneur)Chevalier F. (sculpteur)

Sous-préfecture

sous-préfecture
sous-préfecture
Histoire : La sous-préfecture de Fontenay-le-Comte a été construite de 1854 à 1857 par Jean-Firmin Levêque, architecte départemental de 1847 à 1855, sur un terrain non construit, acquis par expropriation à la famille de Lusignan. Le devis de Levêque est approuvé en 1854. Les adjudicataires des travaux sont les entrepreneurs fontenaisiens Sacré et Fourny. L'entrée en jouissance a lieu en 1857 ; l'architecte départemental est alors Victor Clair, qui mène l'oeuvre à son terme. Cette réalisation reprend pour l'essentiel le projet de sous-préfecture élaboré en 1841 par Levêque, pour un emplacement correspondant à l'actuel 26 rue Rabelais. Une annexe a été ajoutée du coté nord, à la limite du 19e et du 20e siècle. Une extension du coté sud a été construite vers 1980.
Adresse : 16 quai Victor-Hugo

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 3e quart 19e siècle
Auteur(s) : Levêque Jean-Firmin (architecte départemental)

Tannerie

tannerie
tannerie
Histoire : Cette tannerie date de la 2e moitié du 19e siècle ; sa construction est postérieure à 1863, date du plan de percement de la rue de Genève (doc. 150 du dossier ville), sur lequel elle ne figure pas. Les claires-voies ont été fermées par des parpaings en ciment. La charpente, à fermes très rapprochées, a été remise en état au cours de la 2e moitié du 20e siècle.
Adresse : impasse Goujon

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e moitié 19e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Temple

temple
temple
Histoire : Ce projet, non réalisé, de temple protestant a été dressé en 1868 par l'architecte fontenaisien Arsène Charier (alors architecte communal), pour le Conseil presbytéral de l'Eglise réformée. Le temple, édifié vers 1825 à l'actuel 55 rue Kléber (où il se trouve toujours), nécessitant dès 1840 une importante réfection, plusieurs projets furent alors examinés : reconstruction par l'architecte communal Auguste Garnereau en 1840, consolidation par l'architecte fontenaisien Joseph Babin en 1841, reconstruction plus simple par l'architecte fontenaisien Jean-Firmin Levêque en 1841 ; finalement, des réparations furent effectuées en 1842-1843. En 1868, le don d'un terrain à proximité de la sous-préfecture, sur l'actuelle place des Martyrs, fut proposé par la famille Möller au Conseil presbytéral et l'architecte fontenaisien Arsène Charier établit un projet (plan, façades et coupes) accompagné d'un devis. Suite au refus administratif de la donation du terrain, le projet fut finalement abandonné.
Adresse : place des Martyrs

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 3e quart 19e siècle
Année de construction : 1868
Auteur(s) : Charier Arsène (architecte)

Théâtre

théâtre
théâtre
Histoire : Le théâtre de Fontenay a été construit en 1832 par l'architecte fontenaisien Joseph Babin, secondé par l'architecte voyer Jean Perrier, à l'emplacement d'une salle de spectacle privée, rachetée par la Ville. En mars 1831, la question de l'emplacement est examinée par le Conseil municipal, qui retient l'actuelle place du Marché aux Herbes ; il est question de "plans et devis par l'ingénieur-architecte". A sa séance du 30 décembre 1831, le Conseil des Bâtiments civils accepte sous réserves le projet de Joseph Babin. Le projet révisé est accepté en début d'année suivante. Les travaux sont réalisés par l'entrepreneur fontenaisien Michel Boureau. Le 23 juin 1832, les décors sont adjugés au peintre-décorateur nantais Antoine-Marie Rivière. Des travaux secondaires sont exécutés par l'architecte communal Arsène Charier vers 1868, puis par son successeur Abel Filuzeau à partir de 1891 ; enfin, vers 1980, l'intérieur de la salle est entièrement refait.
Adresse : 22 rue Rabelais

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 19e siècle
Année de construction : 1832
Auteur(s) : Babin Joseph (architecte)Perrier Jean (architecte voyer)Boureau Michel (entrepreneur de maçonnerie)

Usine de chapellerie Gandriau

Histoire : L'usine de chapellerie Gandriau, manufacture de chapeaux de laine et de poil, a été construite rue de la Sablière au cours du 3e quart du 19e siècle pour Jacques et Sigisbert Gandriau, respectivement directeurs à partir de 1832 et à partir de 1854. Cette usine succède à l'atelier de chapeaux de feutre fondé en 1765, rue des Loges, par Jean Gandriau. Selon une inscription relevée par Benjamin Fillon et l'historique de l'entreprise par Turgan, le transfert à la Sablière s'est fait vers 1840 ; les bâtiments sont figurés sur le cadastre de 1843. D'après les matrices cadastrales, la véritable construction de l'usine a lieu vers 1855 (date d'achèvement des travaux), suite à laquelle l'impôt foncier passe de 30 à 300 francs. Un agrandissement est réalisé vers 1869, suite auquel l'impôt passe de 300 à 400 francs. On ignore l'architecte de cette remarquable usine. Selon Pierre Pasquereau, il s'agit d'Arsène Charier, architecte communal de Fontenay à partir de 1866. Une telle attribution est vraisemblable sur le plan stylistique ; toutefois, cette oeuvre n'est jamais citée dans les publications sur Charier, notamment le mémoire de maîtrise de Pascale Pouvreau. Suite à un grave incendie, la fabrication des chapeaux cesse en 1931; peu après, les bâtiments sont détruits.
Adresse : rue de la Sablière

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 3e quart 19e siècle
Année de construction : 1855 ; 1869
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Usine de transformateurs BC, puis usine Horoquartz

usine de transformateurs BC, puis usine Horoquartz
usine de transformateurs BC, puis usine Horoquartz
Histoire : Cette usine qui, à l'origine, fabriquait des transformateurs, a été construite vers 1969 pour l'industriel fontenaisien Guy Biraud. Le responsable du projet est le peintre Georges Mathieu, qui réalisa une maquette à partir de laquelle l'architecte fontenaisien Raymond Epardaud dressa des plans, datés du 27 octobre 1967. Les travaux de maçonnerie ont été exécutés par l'entreprise SFE. L'oeuvre est partiellement inachevée. Le portail en métal a été exécuté mais n'a jamais été installé ; il se trouve toujours près de l'usine, sur son lieu même de fabrication. La flèche en bronze destinée à surmonter l'édifice n'a jamais été réalisée. Enfin, l'escalier intérieur, prévu en dalles de verre teinté, a été construit dans un matériau beaucoup plus simple. En 1986, l'usine, devenue usine Horoquartz, a été réaménagée et un nouveau bâtiment a été édifié plus à l'ouest, relié à la construction initiale par une passerelle. Les travaux ont été conçus par la SCP Salmas, Moreau et Theil, architectes associés, de Niort.
Adresse : 44 rue de la Capitale du Bas-Poitou

Type : Inventaire général du patrimoine culturel ; Label XXe
Epoque : 3e quart 20e siècle
Année de construction : 1969
Auteur(s) : Mathieu Georges (maître de l'oeuvre)Epardaud Raymond (architecte)

Ville

ville
ville
Histoire : Le peuplement de la région de Fontenay est connu dès la période gallo-romaine, mais c'est seulement au 9e siècle qu'un document atteste l'existence d'un bourg. Comme c'est souvent le cas, les origines de la ville sont liées à des particularités géographiques favorables à la défense et aux échanges : d'une part le franchissement de la Vendée, grâce à un gué puis à un pont, par l'antique "chemin vert" reliant l'Aquitaine à la Loire, à proximité d'un éperon rocheux bientôt fortifié ; d'autre part la présence d'une source sur laquelle fut édifiée la fontaine qui donna son nom à la ville. Au 13e siècle, l'existence d'un château fort, d'une cité fortifiée, de halles, d'un hôtel-Dieu et d'un pont, la division du territoire en trois paroisses, la fondation d'un couvent de jacobins à l'extrémité est des Loges, suivie au début du 14e par l'arrivée des cordeliers au Puits-Saint-Martin, permettent d'imaginer les limites et la forme de la ville. Fontenay se caractérisait déjà par sa cité exiguë de forme arrondie, accolée au château et séparée par la Vendée de son principal faubourg, les Loges, dont les étendues planes cernées par une dérivation naturelle du cours de la rivière, contrastaient avec la topographie accidentée des faubourgs de la rive droite, Marchoux au nord, Bédouard et Puits-Saint-Martin à l'ouest et au sud. Au 15e siècle, la prospérité économique de la ville entraîne d'importants travaux comme la reconstruction des églises et des halles, mais peu de transformations sur le plan urbanistique. De même, au 16e siècle, période faste de la ville sur les plans intellectuel et architectural, on ne constate guère de fait notable sur le plan urbain si l'on excepte, pendant les guerres de Religion, l'extension du château fort et la construction de fortifications avancées de la cité sur le flanc ouest, occasionnant la destruction de maisons, voire de modestes faubourgs. C'est seulement au cours de la première moitié du 17e siècle, avec l'implantation des couvents des ordres de la Contre-Réforme, que l'on note une extension de la ville du côté ouest, là où s'étendaient de vastes espaces libres ; pourtant, si le quadrillage des enclos religieux est très net sur le plan de 1720, il n'implique nullement une véritable urbanisation du secteur. A la fin du siècle, le fait essentiel est la fondation d'un hôpital général aux Loges, ce qui suscite la réorganisation de toute une partie du faubourg. La grande extension de Fontenay survient à partir du milieu du 18e siècle ; elle affecte essentiellement les zones sud et ouest où naissent de nouveaux quartiers, ignorant presque la ville ancienne. L'origine de ces "embellissements" dus à l'intendant de Blossac et à l'ingénieur Parent, est avant tout d'ordre militaire : faciliter le transport et le logement des troupes en édifiant une caserne de cavalerie et en aménageant le tracé urbain de la nouvelle route allant de Limoges à la côte. La caserne s'élève au sud-est de la ville ; la rue Royale est ouverte parallèlement à la rue des Loges, dans la prairie marécageuse où se tenaient les foires ; un second pont permet de franchir la Vendée et une place octogonale remplace les bastions édifiés à l'ouest de la cité ; enfin, les fortifications sont partiellement détruites et des quais aménagés. L'urbanisation des nouveaux quartiers est lente ; elle se poursuit pendant la première moitié du 19e siècle, ainsi que la régularisation de la voirie et l'aménagement d'espaces et de bâtiments publics. On observe le déplacement des cimetières dès la période révolutionnaire, la levée de plans cadastraux en 1810 et 1843, celle d'un plan général d'alignement en 1826, le percement et le lotissement de la rue Tiraqueau vers 1830, perpendiculairement à la percée du 18e, le redressement du cours de la Vendée, la création éphémère d'un port et l'installation de bâtiments publics, notamment sur les enclos des couvents de la partie ouest. La seconde moitié du siècle verra la création de la place du Commerce, l'arrivée du chemin de fer, la construction de nombreuses écoles et d'une seconde caserne ; enfin, le début du 20e verra le dégagement des églises, mais la configuration de la ville proprement dite n'évoluera plus guère, les principales mutations affectant principalement sa périphérie.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 13e siècle ; 4e quart 16e siècle ; 17e siècle ; 2e moitié 18e siècle ; 19e siècle

école primaire de filles

école primaire de filles
école primaire de filles
Histoire : L'école primaire de filles de la rue de la Lamproie a été construite vers 1884 par Arsène Charier, architecte communal. La construction reprend pour l'essentiel le projet non réalisé d'école primaire 2, 4 rue de l'Ancien-Hôpital et rue de la Lamproie, établi par Charier en 1882 (voir dossier). D'importants travaux de rénovation et certaines modifications (notamment les lucarnes en plein cintre des classes) ont été réalisés par l'architecte fontenaisien Jean Seguin en 1994.
Adresse : 4 rue le la Lamproie

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 19e siècle
Année de construction : 1884 ; 1994
Auteur(s) : Charier Arsène (architecte communal)Seguin Jean (architecte)

école primaire de garçons

école primaire de garçons
école primaire de garçons
Histoire : Ce projet d'école primaire de garçons, établi par l'architecte communal Arsène Charier en 1882, n'a pas été réalisé en raison du refus de la propriétaire du terrain de le céder à la Ville. Les plans, devis, cahier des charges, rapports explicatif et descriptif de Charier sont datés du 20 octobre 1882. Ils furent acceptés lors du Conseil municipal du 30 octobre suivant et l'emprunt fut voté le 23 novembre 1882. La propriétaire notifia son refus le 28 novembre suivant.
Adresse : rue Saint-Nicolas

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 19e siècle
Année de construction : 1882
Auteur(s) : Charier Arsène (architecte communal)

école primaire de garçons dite des Jacobins

école primaire de garçons dite des Jacobins
école primaire de garçons dite des Jacobins
Histoire : L'école primaire de garçons des Jacobins a été construite en 1886-1887 par Abel Filuzeau, architecte communal, sur l'ancienne propriété Badillé, acquise par la Ville en 1885. Les plans sont datés par Filuzeau du 15 juillet 1885. Les travaux ont été adjugés le 15 juin 1886 à l'entrepreneur fontenaisien Baptiste Chatellier et la réception définitive des travaux a eu lieu le 9 décembre 1887. La maison du directeur, ancienne maison Badillé, a été construite au cours du 2e quart du 19e siècle et incluse par Filuzeau dans son projet.
Adresse : 22, 24 rue du Fort Saint-Nicolas

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 19e siècle ; 4e quart 19e siècle
Année de construction : 1886
Auteur(s) : Filuzeau Abel (architecte communal)Chatellier Baptiste (entrepreneur)

école primaire la Providence

école primaire la Providence
école primaire la Providence
Histoire : L'école primaire la Providence a été édifiée en 1862 pour l'abbé Jean-Baptiste Bonnaud, curé de Charzais de 1852 à 1881, d'après les matrices cadastrales.
Adresse : 12 rue Notre-Dame de Charzais

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 3e quart 19e siècle
Année de construction : 1862
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

école primaire laïque de filles

école primaire laïque de filles
école primaire laïque de filles
Histoire : L'école primaire laïque de filles de la rue Rabelais a été construite par l'architecte communal Abel Filuzeau entre 1885 et 1888. Les plans et les documents manuscrits du projet sont datés du 15 juillet 1885. L'achat du terrain comportant une maison qui sera détruite, l'approbation du projet et la décision d'une imposition extraordinaire sont décidés au Conseil municipal du 5 avril 1886. L'achat de la propriété Maingueneau a lieu le 9 juillet 1886. Le décompte des travaux est effectué le 10 juin 1888, mais le procès-verbal de réception définitive n'est signé que le 27 janvier 1892.
Adresse : 24 rue Rabelais

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 19e siècle
Année de construction : 1885
Auteur(s) : Filuzeau Abel (architecte communal)

école primaire supérieure de filles

école primaire supérieure de filles
école primaire supérieure de filles
Histoire : L'école primaire supérieure de filles a été aménagée en 1885 par Abel Filuzeau, architecte communal, dans l'ancienne propriété Carré, devenue une école privée. Les bâtiments existants comprenaient une maison construite en 1852, d'après les matrices cadastrales, pour la famille Carré et un bâtiment d'école édifié en 1881, d'après les matrices cadastrales, pour la Société d'Encouragement de l'Instruction Laïque. Le projet initial, daté par Filuzeau du 17 avril 1885, consistait en l'aménagement des constructions existantes en maison du directeur et en classes. Le projet comportant en outre la construction de nouvelles classes et de dépendances est daté par Filuzeau du 15 juillet 1885. La réception des travaux a eu lieu le 8 décembre 1885. Un bâtiment de deux étages a été construit au sud-est de la maison du directeur au début du 20e siècle. Un projet de construction de dortoirs au-dessus des classes, élaboré en 1896, a été exécuté en 1898. Enfin, un nouvel agrandissement, dont le projet et le devis ont été acceptés en 1907, a été réalisé l'année suivante. Une partie des bâtiments a été détruite à la fin du 20 siècle.
Adresse : 47 rue Tiraqueau

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 3e quart 19e siècle ; 4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle
Année de construction : 1852 ; 1881 ; 1885 ; 1896 ; 1907
Auteur(s) : Filuzeau Abel (architecte communal)


© Base MERIMEE - Etat Français - Batîments classés monuments historiques