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Monument historique

château, puis tréfilerie et usine de petite métallurgie dites le Château

Monument historique

Grandvillars


Château, puis tréfilerie et usine de petite métallurgie dites le Château



Histoire : Le château de Grandvillars, édifié vers 1790 pour la famille de Pra Peseux, est l'oeuvre de l'architecte alsacien Jean-Baptiste Kléber. Le site (château, dépendances et jardins) est acquis au début du 19e siècle par Jean-Baptiste Migeon, propriétaire des forges de Grandvillars. Vers 1819, la société Migeon et Dominé fait bâtir à côté du château un atelier contenant des bobines de tréfilerie. En 1828, la société aménage une fabrique de vis à bois dans le château et convertit les deux pavillons servant de communs en bureaux et magasin industriel. Il semble que l'atelier de tréfilerie disparaisse à cette époque. Différents logements ouvriers sont construits dans le second quart du 19e siècle. En 1837, l'usine est équipée d'une centaine de tours à main, et le canal de fuite voit son tracé modifié. Vers 1847, une boulangerie est bâtie contre le bâtiment des bureaux. Vers 1855, l'établissement dit usine du Château est affecté au filetage des vis à métaux, tandis que la fabrication des vis à bois est transférée à l'usine du Moulin (étudiée : voir le dossier IA90000065) . L'usine est équipée d'une machine à vapeur en 1863, pour laquelle est construite une salle des machines dans le prolongement du bâtiment d'eau. Elle est raccordée au réseau ferré par embranchement particulier vers 1880, et connaît diverses extensions vers le sud entre 1890 et 1913. Outre des bâtiments en rez-de-chaussée couverts de sheds, un atelier de fabrication à étages, semblable à ceux des forges de Morvillars (90) et de Grandvillars, est construit en 1912-1913 à l'emplacement des communs sud, rasés à cette occasion. Un logement ouvrier collectif est détruit vers 1930, et la cheminée de la salle des machines est abattue vers 1955. L'usine poursuit le travail de finition de la boulonnerie, mais évolue dans la seconde moitié du siècle vers le stockage et l'expédition des produits finis. Après la création de la Générale de Forgeage et Décolletage (GFD) en 1968, ces activités sont transférées dans les nouveaux locaux du port de Bourogne (90) , ce qui entraîne l'abandon progressif du site, puis sa fermeture en 1976. Laissés à l'abandon, les bâtiments ont tous été rasés au début des années 1980, à l'exception du château, du pavillon des communs nord (dernièrement occupé par une conciergerie, un logement et une infirmerie) et de la salle des machines.Installation d'une nouvelle roue hydraulique de grande largeur en 1843. Mise en place de 400 (?) tours et de machines à fendre les têtes de vis en 1854. Présence en 1863 d'une machine à vapeur de 30 ch, servant de moteur auxiliaire à une turbine et à une roue hydraulique. Installation d'une usine à gaz pour l'éclairage des ateliers en 1864.300 personnes vers 1920, 70 en 1976.Existence d'un fonds d'archives privées.
Adresse : rue Kléber

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 18e siècle ; 3e quart 19e siècle ; limite 19e siècle 20e siècle
Auteur(s) : Kléber Jean-Baptiste (architecte)
Crédits : Sancey, Yves - © Inventaire général, ADAGP

Monuments historiques de Grandvillars