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Blason et armoiries de Braine

Braine

Aisne

Picardie

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Braine

Monuments historiques et bâtiments protégés de Braine

Ancienne abbaye de Saint-Yved

Ancienne abbaye de Saint-Yved
Ancienne abbaye de Saint-Yved
Histoire : Ancienne église abbatiale Saint-Yved : 12e siècle, 13e siècle. Pignon sud d'un bâtiment : 13e siècle, 15e siècle. L'un des plus remarquables exemples du premier art gothique. L'église appartenait avant la Révolution à des chanoines réguliers de l'ordre des Prémontrés. Consacré en 1216, ce superbe édifice a perdu quatre travées de la nef au 19e siècle, puis sa flèche de pierre après les deux guerres mondiales.
Précisions : Ancienne église abbatiale Saint-Yved, actuellement église Notre-Dame : classement par liste de 1840 ; Pignon Sud d'un bâtiment (cad. D2 874) : inscription par arrêté du 15 juin 1927
Adresse : place de l'Eglise

Type : Monuments historiques
Epoque : 12e siècle ; 13e siècle ; 15e siècle
Eléments protégés : pignon

Château du Bas

Histoire : De ce château du 17e siècle, il ne subsiste plus que les caves.
Précisions : Caves anciennes : inscription par arrêté du 14 mai 1927 ; Porte (cad. D2 1253) : inscription par arrêté du 15 juin 1927

Type : Monuments historiques
Epoque : 17e siècle
Eléments protégés : porte ; sous-sol

Maison à colombages du 15e siècle, dite espagnole

Précisions : La tourelle, à l'exception des parties classées : inscription par arrêté du 14 mai 1927 - Les façades sur la place du Martroy et celles en retour sur la rue, avec leurs toitures (y compris celle de la tourelle) des deux corps de logis : classement par arrêté du 10 mars 1931
Adresse : 20 place du Martroy ; place du Général-de-Gaulle

Type : Monuments historiques
Epoque : 15e siècle
Eléments protégés : tourelle ; élévation ; logis

Abbaye prémontrée Saint-Yved

Histoire : Une première abbaye confiée à des chanoines prémontrés remplace vers 1130 la collégiale établie près du château comtal de Braine pour accueillir les restes de saint Evodius ou Yved, 9e évêque de Rouen, mises à l'abri à Braine lors des invasions normandes du début du 8e siècle. Une communauté de dames, établie dans l'enceinte de l'abbaye, part fonder une seconde abbaye, placée sous le vocable de saint Remi, sur le domaine de Bruyères (Quincy-sous-le-Mont) cédé par Agnès de Braine. L'église abbatiale est reconstruite à la fin du 12e et au début du 13e siècle. L'abbaye jouit dès sa fondation du patronage constant des comtes de Braine, et du rang d'abbaye royale. Elle possède les prieurés de Firmicourt et de Bouquy, les paroisses de Cerseuil et d'Augy, et exploite des vignes et des bois, une dizaine de domaines agricoles et une quinzaine de moulins. Les abbés, mitrés depuis 1501, exercent le droit de paternité sur l'abbaye de Moncetz. La commende est introduite en 1540, et les menses sont séparées l'année suivante. Le logis abbatial puis les bâtiments conventuels, situés au nord de l'église, ont été reconstruits à partir de 1720 probablement sous la direction du père Michel-Alexandre Lemoine, procureur de la communauté, et de l'abbé Jacques-François Minot de Mérille (1681-1738). L'abbaye a été pillée et vandalisée durant la Révolution puis, tandis que l'ancien moulin et la basse-cour de l'abbaye étaient aliénés pour former une entité particulière (actuel moulin Becret), les bâtiments conventuels, pour la plupart en ruines, ont été adjugés en 1803 à l'entrepreneur brainois Etienne Bruneteau qui en a détruit la plus grande partie en moins de dix ans et loti leur emplacement. Seuls subsistaient alors le bâtiment de l'ancienne procure, avec son pignon découvert à oculus et fleurons du 14e siècle, ainsi que le logis abbatial (aliéné dès le 24 octobre 1791) et le pavillon de la bibliothèque, datant des campagnes de travaux du milieu du 18e siècle, que leur construction récente et leurs dispositions modernes ont permis de conserver jusqu'à nos jours comme demeures privées. Le bâtiment de la procure, utilisé comme sacristie pour l'église abbatiale devenue paroissiale, a été détruit entre les deux guerres à l'exception d'une partie de son pignon à contreforts (inscrit MH).
Précisions : ancienne église abbatiale Saint-Yved, actuellement église Notre-Dame : classement par liste de 1840 ; pignon sud d'un bâtiment (cad. D 2 874) : inscription par arrêté du 15 juin 1927.
Adresse : rue Saint-Yved ; 2, 4 avenue Pierre-Becret ; 21 rue Bailleux

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : limite 12e siècle 13e siècle ; 1ère moitié 18e siècle
Année de construction : 1720
Auteur(s) : Lemoine Michel-Alexandre (?, maître d'oeuvre)

Monument aux morts de la guerre de 1914-1918

Histoire : Le 14 septembre 1921, le conseil municipal de Braine a adopté le projet de monument aux morts du sculpteur Charles Breton, élève de Puech et président du groupe artistique de la région de Vincennes. Le marché du 25 décembre 1921, qui s'élève à 20 000 francs, est approuvé par le préfet de l'Aisne le 20 mars 1922. Les travaux sont menés par l'architecte soissonnais Robert Chaleil, chargé du plan d'aménagement de la ville. Le monument a été inauguré le 10 décembre 1922 en présence de Marcel Lemoine, sous-préfet de Soissons, du général Berdoulat, gouverneur de Paris (qui commandait la 69e division d'infanterie stationnée à Braine en 1914-1915) et du général d'Ollone, commandant la subdivision de Soissons (qui avait contribué à la reprise de Braine en septembre 1918 à la tête des troupes opérant sur la Vesle). La grille entourant le monument n'a été posée qu'en 1925.
Adresse : rue du Martroy

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Année de construction : 1922
Auteur(s) : Breton Charles (sculpteur) ; Chaleil Robert (architecte communal) ; Leblanc-Barbedier fils (fondeur)

Parc de l'ancienne abbaye


Type : Inventaire général du patrimoine culturel (documentation préalable)
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Prieuré bénédictin Notre-Dame, actuellement maison de retraite

Histoire : Henry-Robert de La Marck, duc de Bouillon et comte de Braine, fonde le 31 octobre 1647 le prieuré de bénédictines Notre-Dame, qu'il dote des biens de l'ancien hôtel-Dieu et de la maladrerie Sainte-Anne. L'église prieurale est consacrée en 1663. À la veille de la Révolution, l'établissement est occupé par dix-neuf religieuses de choeur et quatre soeurs converses, qui tiennent un pensionnat très fréquenté. Fermée en 1791, l'église devient le siège de la paroisse après le Concordat. Elle est détruite lorsque l'ancienne église abbatiale Saint-Yved est rendue au culte en 1837. Dans les anciens bâtiments conventuels, entre temps affectés à un régiment de gendarmerie, est installé en 1816 un dépôt d'étalons pour les départements de l'Aisne et des Ardennes. Une écurie de trente chevaux est construite en bordure du jardin, mais un projet de manège couvert, présenté en 1824, n'a jamais été mené à bien. Malgré ces aménagements, le haras manque de place et est transféré à Compiègne par décret du 29 mai 1875. L'ancien prieuré abrite depuis 1891 la maison de retraite Bon-Repos confiée à la Congrégation des soeurs de l'Enfant-Jésus de Soissons.
Adresse : 24 place Charles-de-Gaulle

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 3e quart 17e siècle ; 1er quart 19e siècle
Année de construction : 1663
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

église abbatiale prémontrée Saint-Yved, actuellement église paroissiale Notre-Dame

Histoire : A partir de 1185-1190, Agnès II de Braine, épouse de Robert de France, comte de Dreux, fait reconstruire l'église abbatiale qui est achevée probablement en 1208 et consacrée le 31 août 1216 sous le double vocable de la Vierge et de saint Yved. Le patronage princier explique la rapidité du chantier et la grande homogénéité du monument conçu comme une église abbatiale, une nécropole princière et un sanctuaire de dévotion lié à la présence de reliques. L'implantation de chapelles à 45 degrés entre les bras du transept et le choeur, parti que l'on trouve déjà en l'église abbatiale bénédictine de Saint-Vincent de Laon et en l'église de Mons-en-Laonnois, sera reprise peu après à l'église abbatiale bénédictine de Saint-Michel puis à la chapelle du palais ducal de Dijon. Au début du 16e siècle, la tour-lanterne est surmontée d'une flèche de pierre, détruite par la foudre en 1628 et remplacée peu après par un dôme de pierre polygonal surmonté d'une flèche charpentée. L'église est dévastée durant les guerres de Religion, puis l'occupation des armées impériales en 1650 qui ruine plusieurs tombeaux seigneuriaux. Transformée en église paroissiale en 1791, l'église est vidée de son mobilier en 1792 et 1793. Les statues et les tombeaux sont détruits, ainsi que le jubé de pierre du 16e siècle. En avril 1794, l'église sert d'écurie pour un régiment de chasseurs logé dans le château. Une partie des voûtes de la nef de l'église s'effondre en 1808 et l'édifice est à nouveau pillé par les armées alliées en 1814. Les verrières médiévales sont dispersées et une partie est cédée pour la cathédrale de Soissons en 1816. Menaçant ruine, le couronnement de la tour-lanterne est détruit en 1819. En 1824, le nouveau doyen de la paroisse, l'abbé Pierre-Nicolas Beaucamp, sollicite le rétablissement de l'église abritant les dépouilles princières qu'il fait exhumer. Aussi en 1828 est entreprise la restauration de l'" église royale de Saint-Yved ", interrompue par la révolution de 1830 qui rend utopique un plan de restitution intégrale. Les travaux sont repris en 1832 sous la conduite d'Antoine-Emile Gencourt, architecte de l'arrondissement de Soissons, qui fait supprimer le massif occidental et les quatre premières travées de la nef. L'église, redevenue paroissiale, est rendue au culte le 18 juillet 1837 sous le vocable de la Vierge et figure sur la première liste d'édifices classés au titre des Monuments historiques en 1840. Maurice Ouradou construit en 1877 le nouveau couronnement de la tour-lanterne, qui sera anéanti par un incendie le 28 août 1944.
Adresse : rue Saint-Yved

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : limite 12e siècle 13e siècle
Année de construction : 1832 ; 1877
Auteur(s) : Gencourt Antoine-Emile (architecte d'arrondissement) ; Ouradou Maurice (architecte des Monuments historiques)


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