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Blason et armoiries de Bouconville-Vauclair

Bouconville-Vauclair

Aisne

Picardie

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Bouconville-Vauclair

Monuments historiques et bâtiments protégés de Bouconville-Vauclair

Abbaye de Vauclair (abbaye de cisterciens)

Abbaye de Vauclair (abbaye de cisterciens)
Abbaye de Vauclair (abbaye de cisterciens)

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 13e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Château de la Bove

Château de la Bove
Château de la Bove
Histoire : Attestée dans les textes dès 1259, la Bove tire son nom des multiples carrières souterraines situées sous l´actuelle bâtisse. A l´origine, la propriété appartenait à la cathédrale de Reims. En 1160, le château de la Bove devint une seigneurie laïque importante dépendant de la châtellenie d´Eppes et relevant de la grosse tour de Laon. Pendant la Ligue, l'édifice constituait un des forts royalistes de la contrée permettant de surveiller la route menant de Reims à Laon. La propriété se dégradant peu à peu, la grande tour fut reconstruite en 1638. En 1719, Gaspard Hyacinthe de Caze acheta le domaine à François Augustin d´Augsbourg. Il fit entièrement rebâtir le château entre 1725 à 1730 (nous en ignorons l'auteur), y ajoutant de magnifiques jardins. En 1753, la propriété est achetée par Françoise de Châlus, dame d´honneur de Madame Adélaïde de France, fille de Louis XV, épouse de Jean, duc de Narbonne-Lara et maréchal de camp. La princesse et ses soeurs lui rendaient régulièrement visite en empruntant le chemin de crête auquel elles donnèrent leurs noms. La comtesse posséda le château jusqu´à la Révolution. Le domaine fut alors confisqué puis racheté en partie par le vendeur précédent : étant donné le degré de dégradation de l´édifice, le propriétaire en acheva la démolition. Une chapelle fut reconstruite. Les écuries voûtées constituaient les seuls vestiges du château de 1725. C´est en 1821 que la famille Desèvre de Soissons entra en possession de la modeste habitation qui avait survécu au château, dont il ne restait plus que les communs et le parc. La maison de plaisance du 19e siècle était composée d´un corps principal de cinq travées de long, flanqué de deux parties latérales de logis ajourées de trois baies cintrées au deuxième étage et de fenêtres rectangulaires au rez-de-chaussée. Desèvre reconstitua en partie le domaine autour de ces vestiges. Des souterrains, voûtés ou à l´état de carrières, traversaient la propriété entre la ferme et le château. Les travaux entrepris par le nouvel acquéreur, dans le but d´établir un chemin plus facile pour accéder au parc, ont mis au jour les murs de soutènement des terrasses de l´ancien château. La propriété fut occupée lors des exactions qui opposèrent les Russes à la Jeune Garde de Napoléon : un officier de l´armée de l´Empereur, le général Ney, y campa le 6 mars 1814. Le château fut ensuite acquis en 1893 par Henri Rillart de Verneuil (1870-1948), officier d´artillerie ; celui-ci y ajouta en 1900-1901 deux pavillons et deux tourelles rectangulaires. Une ferme complétait le complexe architectural. Le site, occupant un emplacement stratégique, fut ensuite investi par l´état major allemand dès 1914. En janvier 1917, le château était déjà complètement pillé, les communs brûlés et la ferme très endommagée. Il fut entièrement détruit le 15 avril 1917 lors de l´offensive Nivelle : alors que les Allemands occupaient le château, le propriétaire envoya 150 obus de 370 sur sa demeure. Les travaux de reconstruction, confiés à Bonnet, auteur du château de Ployart et architecte de la coopérative d'Aizelles, ainsi qu´à son assistant Bonvoisin, se poursuivirent de 1928 à 1933. L´habitation, désormais plus près de la vallée, est en fait une réplique réduite du château de Champs-sur-Marne, construit entre 1701 et 1710 par l´architecte Bullet de Chamblain (1663-1726). La chapelle actuelle, remplaçant la dernière bénite le 23 octobre 1907, fut consacrée le 18 octobre 1932 par Monseigneur Mennechet, évêque de Soissons et reconstruite à l'emplacement exact de l'ancien château. Lors des travaux de restauration, les propriétaires habitaient dans la maison du gardien, à l'entrée de la propriété, reconstruite en 1922. Des vestiges de l'ancienne forteresse médiévale ainsi que le chemin pavé de la demeure du 18e siècle sont encore visibles. Etant donnés son emplacement stratégique, sa position essentielle au coeur de l'histoire du Chemin des Dames, sa construction raffinée, ses jardins et la p résence de vestiges médiévaux, le site possède un intérêt certain, tant historique qu´architectural.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 20e siècle
Année de construction : 1933
Auteur(s) : Bonnet (architecte) ; Bonvoisin (architecte) ; Redont Edouard (paysagiste)

Ferme

Ferme
Ferme
Adresse : 2 rue Cauroy

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Ferme d'Hurtebise

Ferme d\
Ferme d'Hurtebise
Histoire : Situé au sommet du plateau dominant à gauche la forêt de Vauclerc, Vetus Hurtebise (littéralement heurtant la bise), en 907, est mentionné comme dépendant du domaine de l´abbaye cistercienne. Napoléon, à la veille de la bataille de Craonne le 7 mars 1814, dormit dans le logis du complexe agricole. Le site fut investi par les Allemands un siècle plus tard en raison de son importante position stratégique. Victime de violents combats, la ferme fut entièrement détruite pour être reconstruite après 1918 exactement au même emplacement. L´édifice abritait la mairie de la commune de Vauclère au 19e siècle. Avant sa destruction lors de la Première Guerre mondiale, le logis en pierre de taille formait un complexe imposant à étage, de sept travées de long, entouré par un mur d´enceinte. Etant donné son emplacement hautement stratégique, le secteur fut victime de violents combats les 25 et 26 janvier 1915 qui firent 2000 morts. En effet, depuis automne 1914, les Allemands maîtrisaient l'ensemble du Chemin des Dames, à l´exception d´une petite étendue autour de la ferme d´Hurtebise et de la Caverne du Dragon. Ils investirent alors la zone, défendue par les troupes britanniques de la 32e Division d'Infanterie de la 12e armée. Deux jours après, l'ennemi avait pris la totalité du secteur.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Mairie-école

Mairie-école
Mairie-école
Histoire : La première mention d´une école religieuse dans le village date de 1680. En 1833, un établissement scolaire mixte, comprenant une salle de classe et le logement de l´instituteur, fut construit. En 1853, un logement est donné à la commune afin d´y installer l´école des filles. En 1856, la maison communale (mairie, école, logement de l´instituteur) fut achetée afin d´agrandir les salles de classe. L´inauguration et la bénédiction du groupe scolaire des garçons eurent lieu le 25 octobre 1858. L´édifice, situé au centre du village, était composé de six pièces constituant le logement de l´instituteur dont trois au rez-de-chaussée ; la mairie et l´école complétaient le bâtiment. La salle de classe était séparée du logement de l´instituteur par une cour fermée. A l´ouest de la cour se trouvaient un bûcher, un fournil et une écurie. L´ensemble fut entièrement détruit, tout comme le village, au cours de la Première Guerre mondiale.
Adresse : place Rillart-de-Verneuil

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Maison

Maison
Maison
Adresse : 27 rue, dite Grande-Rue

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Maison

Maison
Maison
Adresse : 25 rue, dite Grande-Rue

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Maison

Maison
Maison
Adresse : 18 rue, dite Grande-Rue

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Maison

Maison
Maison
Adresse : 10 rue, dite Grande-Rue

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Maison

Maison
Maison
Adresse : 8 rue, dite Grande-Rue

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Maison

Maison
Maison
Adresse : 1 rue, dite Grande-Rue

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Maison

Maison
Maison
Adresse : 2 rue, dite Grande-Rue

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Maison

Maison
Maison
Histoire : Cette construction abritait initialement le bâtiment de la pompe.
Adresse : 20 rue, dite Grande-Rue

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Monument Napoléon

Monument Napoléon
Monument Napoléon
Histoire : L´ancien emplacement du Moulin de Vauclerc, sur lequel est situé le monument, servit d'observatoire à l'empereur lors de la bataille de Craonne le 7 mars 1814, qui fit 12000 morts (7000 Français et 5000 Russes). Les fosses communes furent dispersées lors des combats de la Première Guerre mondiale. Erigé par le Comité Départemental du Tourisme et l'Union Départemental des Offices et Syndicats d'Initiatives de l'Aisne, l´édifice fut inauguré le 30 juin 1974 par Michel Poniatowski, alors ministre de l'Etat et de l'Intérieur.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 3e quart 20e siècle
Année de construction : 1973
Auteur(s) : Thurotte G. (sculpteur)

Monument aux morts des Marie-Louise et des Bleuets de 1914

Monument aux morts des Marie-Louise et des Bleuets de 1914
Monument aux morts des Marie-Louise et des Bleuets de 1914
Histoire : A cet emplacement exact, avait été élevé en mars 1914 pour le centenaire de la bataille de Craonne (7 mars 1814) le mémorial à la mémoire des Marie-Louise et des Grognards de l´Empereur, à l'instigation de Tordeux, notaire à Beaurieux. Conçu sur les plans de Georges Ermant, architecte, maire de Laon et sénateur de l´Aisne, il fut érigé sur le lieu même du combat, au Mont aux Morts, à proximité de la ferme de la Creute (la future caverne du Dragon), au moyen de souscriptions recueillies dans toutes les communes du canton de Craonne. Il s'agissait d'un monument en pierre, empruntant la forme d'un obélisque à sommet plat orné d'une palme en bronze, portait l´inscription suivante : Héros obscurs n'ayant pas de tombeau / Frères, gardez dans la mort l'espérance / De voir un jour des Français vos amis / Couvrir de fleurs cette terre de France / Où pour toujours vous êtes endormis. L'édifice fut entièrement détruit l'année de son érection. En effet, les Allemands furent très tôt présents sur le secteur en raison de sa position stratégique. L´actuel monument, dit monument des Marie-Louise et des Bleuets de 1914, exécuté par Maxime Real del Sarte, occupe l´emplacement exact de l´édifice primitif. Financé par l'U. N. C. (Union Nationale des Combattants) de l'Aisne, il fut inauguré le 30 octobre 1927. Sa construction fut suggérée par le conseiller général du canton de Craonne, Henri Rillart de Verneuil (1870-1948), également maire de Bonconville et propriétaire du château de la Bove. En 1933, le monument fut complété par l´installation d´une plaque édifiée en l´honneur de la 164ème Division d'Infanterie qui s´empara de la Caverne du Dragon le 25 juin 1917.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 20e siècle
Année de construction : 1927
Auteur(s) : Real del Sarte Maxime (sculpteur) ; Hohwiller (fondeur)

Poste

Poste
Poste
Adresse : 23 Grande-Rue

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Présentation de la commune de Bouconville-Vauclair

Présentation de la commune de Bouconville-Vauclair
Présentation de la commune de Bouconville-Vauclair
Histoire : Bouconville-Vauclair résulte de la fusion de deux communes : Bouconville et Vauclère (aujourd'hui Vauclair). Le village constituait à l´époque gauloise un des lieux de passage de la chaussée reliant Laon à Reims. Au 19e siècle, la commune de Vauclère n'était composée que de quelques maisons, de deux fermes et de l'ancienne grange de l'abbaye. La population avait amplement diminué tout au long du 19e siècle en raison du phénomène d´exode rural. Bouconville comptait parmi ses dépendances un moulin à vent (détruit en 1860), une maladrerie (dont aucun vestige ne subsistait avant-guerre), une poterie (abandonnée en 1885, constituant la principale industrie des habitants), une tuilerie, un fort (qui servait de défense avancée au château de la Bôve) et quelques fermes et carrières. Par décision ministérielle du 10 juillet 1922, l'Etat classa 23 % de la surface du village de Bouconville en Zone Rouge, soit 180 hectares sur 782. 31,73 % de la surface de Vauclerc-La-Vallée-Foulon fut alors interdite à la reconstruction. Les 396 habitants du village de 1911 n'étaient plus que 168 en 1921, chiffre qui ne varia que très peu jusqu'aujourd'hui.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel

Restes de l'abbaye de Vauclair

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Restes de l'abbaye de Vauclair
Histoire : Abbaye Cistercienne fondée au 12e siècle par saint Bernard. Les bâtiments actuels datent du 13e siècle. L'église a été démolie au 19e siècle. Par contre, le bâtiment des convers au sud-ouest était encore intact en 1914 et conservait sa charpente du 13e siècle. En 1914-1918, les bâtiments furent très endommagés.
Précisions : Abbaye de Vauclair (restes) , y compris le sol (cad. AO 12, 14, 16, 17) : classement par arrêté du 9 janvier 1970

Type : Monuments historiques
Epoque : 13e siècle ; 18e siècle

Réseau de tranchées

Histoire : Champ de bataille fossilisé dans un sous-bois, qui comprend quatre types de vestiges : des réseaux de tranchées dont certains sont très bien conservés, d'innombrables trous d'obus, un abri bétonné qui servait vraisemblablement à une pièce allemande et un tunnel très impressionnant dont l'entrée est abrupte. Les galeries sont en partie comblées. Les tranchées, les trous d'obus et l'abri sont bien conservés. Ces vestiges d'organisation défensive, correspondant à un secteur où les combats furent très meurtriers pendant six mois (avril à septembre 1917), sont très rares.
Précisions : Réseau (cad. AM 9) : inscription par arrêté du 23 novembre 1999

Type : Monuments historiques
Epoque : 1er quart 20e siècle

Réseau de tranchées, tunnel

Réseau de tranchées, tunnel
Réseau de tranchées, tunnel
Histoire : Situé sur le plateau de Vauclerc, au sud de Bouconville-Vauclair, à 1,1 km à l´est de la ferme d´Hurtebise, ce site, constitué d'un réseau de tranchées dans le bois B1 (appellation donnée par les Français lors des combats de la Grande Guerre) et d'un tunnel, fut inscrit au titre des Monuments Historiques le 23 novembre 1999. Le secteur fut occupé par l'ennemi du 10 septembre 1914 au 5 mai 1917. Les Allemands purent consolider leur installation défensive pendant la période de calme qui s´étala de fin janvier 1915 à avril 1917. Le bois B1 fut l´un des objectifs les plus violemment disputés en avril 1917 par les Français. Jusqu'au 2 novembre 1917, la position constitua la première ligne de front. Le site fut alors repris par les alliés jusqu´au 27 mai 1918. Il fut ensuite occupé par l´ennemi jusqu'au 10 octobre 1918. Les parcelles entre Craonne, le Bois B1 et le nord du chemin départemental n°39 furent rachetées par l´Etat, classées Zone Rouge et confiées à l´ONF. Il est rare de trouver en Picardie une étendue si vaste de vestiges de la Première Guerre classée Zone Rouge dès la fin des combats et restée conservée de la sorte (le plus souvent, les terres classées Zone Rouge ont ensuite été cultivées).

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Année de construction : 1914
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu


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